Renault investit 600 millions d'euros dans ses usines de production espagnoles

Renault a annoncé qu'elle allait investir 600 millions dans deux de ses usines espagnoles d'ici 2030. Cela permettra à la marque de produire de nouveaux modèles et de préserver 6 000 emplois dans la région.

L'objectif est de préparer les usines du groupe situées à Valladolid et à Palencia à produire cinq véhicules neufs, dont deux voitures électriques. Cet investissement comprend également une nouvelle chaîne de montage de batteries à Valladolid.

Les deux véhicules électriques dont la production est prévue seront des modèles de taille moyenne. Ils s'appuieront sur la plateforme RGEV Medium 2.0 EV de Renault, spécialement conçue pour les voitures électriques. Le production de voitures électriques Cela marque une première dans les 75 ans d'histoire de la production de Renault en Espagne.

Engagement à long terme

Avec cette annonce, Renault confirme son engagement à long terme envers l'Espagne, tout en garantissant 6 000 emplois directs. Cet investissement fait suite à la signature de la convention collective 2026-2028. Renault financera cet investissement de 600 millions, mais les collectivités régionales et le gouvernement espagnol y contribueront également.

Le groupe français est très présent en Espagne, où il dispose de sites de production à Valladolid, Palencia et Séville. Son implication dans la production automobile remonte au début des années 1950. Tout a commencé avec la fabrication de la Renault 4CV dans l'usine FASA (Fabricación de Automóviles Sociedad Anónima) de Valladolid, qui est ensuite devenue une filiale de Renault.

Renault invoque la compétitivité de l’Espagne comme l’une des raisons justifiant ce nouveau plan d’investissement. Le pays est la quatrième économie européenne, mais occupe la deuxième place en matière de production automobile. Avec 1,77 million de voitures produites en 2025, selon l’ACEA, seule l’Allemagne le devance. L'Espagne est suivie par la République tchèque et la France, pays d'origine de Renault.

Une déclaration audacieuse

Un investissement de 600 millions d'euros constitue un pari audacieux à une époque où les usines automobiles européennes, dans l'ensemble, ne fonctionnent qu'à 50% de leur capacité. Récemment, certaines usines ont fermé leurs portes, comme celle d'Audi à Bruxelles. D'autres devraient être reconverties, à l'instar de l'usine Volkswagen d'Osnabrück, qui est appelée à devenir un site de production pour une entreprise d'armement israélienne.

D'autres constructeurs automobiles ont conclu des accords avec des marques chinoises pour produire leurs véhicules en Europe, afin d'éviter les droits d'importation de l'UE. C'est le cas de l'usine Ford de Valence, qui va ajouter quatre nouveaux modèles à sa gamme dans les années à venir, dont certains de la marque Geely. L'usine Stellantis de Madrid produira quant à elle des modèles pour Leapmotor, une marque dont elle détient une partie du capital.

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