À partir de juillet 2027, les habitants de la Région bruxelloise seront soumis à une nouvelle taxe sur les véhicules. Le gouvernement dirigé par le ministre-président Boris Dilliès (MR) est parvenu à un accord à ce sujet.
Les petites citadines, les véhicules zéro émission et les voitures de collection seront exonérés de la taxe automobile bruxelloise. En revanche, l'achat de véhicules volumineux et lourds sera davantage découragé.
Par ailleurs, la taxe routière en Wallonie sera réduite à compter du 1er avril. Cette réduction sera calculée en fonction de la cylindrée. Ce sont les moteurs de petite et moyenne cylindrée qui en bénéficieront le plus.
À partir de mai 2027, la Belgique prévoit également de mettre en place une vignette routière numérique à l'échelle nationale, un dispositif qui a suscité l'opposition des automobilistes néerlandais.
Bruxelles et la Wallonie ont l'intention de compenser ce coût par des réductions des taxes routières annuelles existantes, dans le but d'assurer la neutralité budgétaire globale pour les automobilistes nationaux. Toutefois, cela ne garantit pas que chaque conducteur sera intégralement dédommagé.
Traitement préférentiel pour les véhicules électriques
On ne sait pas grand-chose d'autre pour l'instant sur la nouvelle taxe automobile bruxelloise, mais selon le ministre des Finances bruxellois, Dirk De Smedt (Anders), l'objectif principal de cette réforme reste de réduire la taxe automobile annuelle pour toutes les voitures particulières à Bruxelles.
Le gouvernement wallon prévoit également de réduire les taxes sur les véhicules, mais pas avant avril 2027. Et tout comme à Bruxelles, les véhicules à faible cylindrée et les véhicules entièrement électriques bénéficieront ici aussi d'un traitement préférentiel.
Selon les tableaux du gouvernement, les économies vont de 75 € par an pour les voitures dont la cylindrée est comprise entre 751 et 1 950 cm³ à 40 € pour celles dont la cylindrée est supérieure à 3 050 cm³. Par exemple, une voiture à essence ou diesel de 1 600 cm³ coûte 283,51 euros par an au lieu de 358,51 euros.
Pour les voitures de collection et toutes les remorques à usage privé, la taxe routière sera même ramenée à zéro. Les véhicules électriques seront soumis au taux minimum de 48,61 €. À compter de janvier 2028, les familles monoparentales bénéficieront également d'une réduction de 30 € sur la taxe routière.
Vignette de taxe routière
D'autre part, tant Bruxelles que la Wallonie – et cela vaut bien sûr également pour la Flandre, qui appliquera le même principe – percevront en contrepartie des centaines de millions de recettes provenant de la vignette routière.
À compter du 2 avril 2027, la vignette routière pour les autoroutes et les routes régionales belges pourra être achetée via une plateforme numérique par les propriétaires de véhicules immatriculés en Belgique ; les véhicules étrangers pesant jusqu'à 3,5 tonnes métriques devront également s'acquitter de cette redevance.
Les conducteurs pourront choisir une vignette valable 1 jour, 10 jours, 1 mois, 2 mois ou 1 an. Une vignette annuelle coûterait entre 90 € et 125 €, selon la classe d'émissions.
L'amende administrative en cas de non-respect sera la même dans les trois régions. Elle s'élèvera à 70 € pour une première infraction, à 140 € pour une deuxième et à 210 € pour une troisième. Une seule amende administrative pourra être infligée par jour civil à un véhicule portant le même numéro d'immatriculation.
L'accord de coopération entre les régions prévoit la répartition des recettes issues de la vignette routière. Les recettes générées par les conducteurs nationaux sont affectées à la région dans laquelle le conducteur est domicilié. Ce principe ne s'applique pas aux véhicules en location.
Les recettes provenant de l'étranger ou des véhicules en location sont réparties à Bruxelles selon un mode particulier : une somme forfaitaire de 24,2 millions d'euros est prélevée à la source et affectée à la Région de Bruxelles. De plus, la Région wallonne transfère 5,8 millions d'euros supplémentaires à Bruxelles, ce qui porte le total des recettes nettes à 30 millions d'euros.
Construction routière
Les recettes issues de la vignette routière — estimées à 342 ou 321 millions d'euros, selon les sources — seront en partie affectées à l'entretien et à la modernisation des infrastructures routières, avec un budget estimé à 3,5 milliards d'euros sur sept ans.
Ces projets – qui vont de la réparation de ponts à la construction de pistes cyclables – continueront d’être financés par le péage au kilomètre actuellement prélevé sur les poids lourds, qui devrait générer 357,5 millions d’euros par an d’ici 2025. Ce péage sera porté à 28,5 centimes/km en 2028 et sera également étendu à l'ensemble du réseau routier régional wallon.


