À partir de fin mars 2027, Brussels Airlines assurera cinq vols hebdomadaires vers Le Caire. La compagnie aérienne réagit ainsi, en partie, à l'ouverture du Grand Musée égyptien.
Par ailleurs, à partir de fin juin, un vol hebdomadaire à destination du Kilimandjaro sera ajouté, et la capacité sera également renforcée vers des destinations de vacances européennes très prisées telles que Funchal à Madère, Málaga et Nice.
Ryanair, quant à elle, s'apprête à réduire ses activités en Belgique. Parallèlement, le PDG de la compagnie aérienne low-cost irlandaise met en garde contre des hausses de prix. “ Au cours des 12 prochains mois, nous allons assister à la plus forte hausse des tarifs aériens en Europe – je dirais même, de toute l'histoire ”, a déclaré Michael O'Leary.
Plus de 100 000 objets dans la collection
La liaison entre Bruxelles et Le Caire, qui sera mise en service le 29 mars 2027, ne sera dans un premier temps assurée que pendant la saison estivale. Brussels Airlines prévoit toutefois de la transformer à l'avenir en un service fonctionnant toute l'année.
En ajoutant la capitale égyptienne à sa liste de destinations, Brussels Airlines entend notamment tirer parti de l'ouverture, à la fin de l'année dernière, du Grand Musée égyptien situé près des pyramides de Gizeh.
Ce musée, construit par l'entreprise de construction belge Besix et abritant plus de 100 000 objets, devrait attirer des millions de visiteurs chaque année.
Vol supplémentaire à destination du Kilimandjaro
À partir de fin juin, un troisième vol hebdomadaire à destination du Kilimandjaro sera ajouté – ce qui est remarquable, puisque Brussels Airlines ne dessert la Tanzanie que depuis juin 2026.
De plus, des vols supplémentaires seront proposés vers des destinations touristiques européennes très prisées, telles que Funchal à Madère, Málaga et Nice. La ville norvégienne d'Evenes sera également desservie pendant la saison estivale à partir de maintenant.
Brussels Airlines explique que cette nouvelle capacité est rendue possible grâce à une restructuration au sein de la holding mère allemande. “ Lufthansa prend en charge les vols à destination de Munich et de Francfort, ce qui nous permettra d’exploiter la capacité ainsi libérée ”, explique le porte-parole Nico Cardone.
Élargissement significatif de l'offre de services de Lufthansa
Le groupe Lufthansa a également dévoilé les horaires d'été de la plupart de ses compagnies aériennes, notamment Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines, ITA Airways, Edelweiss et Discover Airlines.
Le groupe parle de “ la plus grande expansion depuis le début de la pandémie de COVID-19 en 2020 ”, qui comprend notamment 10 nouvelles destinations intercontinentales.
L'accent est mis sur les Amériques, avec de nouveaux vols directs vers Edmonton (Canada), Columbus et Phoenix (États-Unis), ainsi que Caracas (Venezuela). Des vols supplémentaires seront assurés vers Le Cap, Rio de Janeiro et Montréal, et la liaison entre Dubrovnik et Francfort sera rétablie.
L'Asie est également à l'honneur, avec deux nouvelles destinations au Japon au départ de Francfort : Nagoya et Tokyo-Narita.
Swiss ajoute Toulouse à son réseau de lignes et propose des vols supplémentaires vers des destinations telles que Budapest, Hambourg, Paris et Nice. Austrian proposera l'offre la plus complète du groupe en matière de vols vers la Grèce ; la compagnie reprendra également ses liaisons vers Shanghai et lancera la ligne Vienne-Beyrouth de juin à septembre.

Ryanair continue de critiquer la taxe sur les voyages aériens
La compagnie aérienne low-cost irlandaise Ryanair, quant à elle, poursuit la réduction de ses activités en Belgique pendant la saison hivernale. Au total, Ryanair supprime 6 avions, 20 liaisons et plus d'un million de places au départ et à destination de la Belgique.
“ Et tout cela à cause de l’augmentation absurde de la taxe sur les compagnies aériennes décidée par le gouvernement fédéral de Bart De Wever ”, a déclaré Michael O’Leary, PDG de Ryanair. Selon lui, un million de sièges supplémentaires seront supprimés à l’été 2027 si cette taxe reste en vigueur.
La taxe aérienne en Belgique passera à 7 € l'année prochaine. “ C'est une augmentation de 250% par rapport aux 2 € de 2025 ”, dénonce O'Leary. “ Si la Belgique souhaite augmenter cette taxe, nous déplacerons nos avions vers des pays où elle n’existe pas ”, tels que l’Italie, la Slovaquie et la Suède.
Réduction des activités en Belgique
Ryanair réduit désormais ses activités à l'aéroport de Charleroi à 13 appareils. Six appareils seront retirés, ce qui entraînera la suppression de 200 emplois et de 13 liaisons. Les pilotes, les agents de bord et le personnel de cabine concernés pourront être réaffectés à d'autres bases de Ryanair. 75 destinations continueront d'être desservies au départ de Charleroi pendant la saison d'hiver, qui débute ce week-end.
L'aéroport de Bruxelles subit également des réductions importantes. Ryanair n'y a plus aucun avion basé depuis 2022, mais continue d'y assurer des vols depuis ses bases à l'étranger. Cet hiver, seule la liaison vers Dublin sera maintenue. Cela représente une perte de 7 liaisons (Barcelone, Madrid, Málaga, Marrakech, Porto, Rome et Valence), selon M. O’Leary.
Le PDG de Ryanair a réaffirmé que la compagnie aérienne élaborait actuellement un plan de croissance pour la Belgique, dans le cadre duquel le nombre de passagers voyageant à destination et en provenance du pays devrait augmenter de moitié au cours des prochaines années pour atteindre 16 millions par an, des avions seraient à nouveau basés aux aéroports de Bruxelles et des centaines d'emplois seraient créés.
Toutefois, ce plan de croissance ne se concrétisera que si toutes les exigences de Ryanair sont satisfaites, notamment la suppression de la taxe aérienne et l'assouplissement des règles relatives aux vols de nuit à l'aéroport de Bruxelles.
Des billets qui coûtent jusqu'à 20% de plus ?
Par ailleurs, M. O’Leary s’attend également à ce que les billets d’avion deviennent “ nettement plus chers ” en 2027. Selon lui, les prix des billets pourraient augmenter jusqu’à 20% en raison du coût élevé du carburant.
Pendant longtemps, les compagnies aériennes ont été partiellement protégées contre cette situation, car elles achètent leur carburant bien à l'avance à des prix plus bas – une pratique appelée « couverture ». Mais ces contrats arrivent à échéance, et les compagnies aériennes devront donc de plus en plus absorber la hausse des prix – et la répercuter sur les passagers.
“ Nous-mêmes, nous avons un volume non couvert de 85% pour l’année prochaine, et la plupart des autres compagnies aériennes européennes se trouvent dans une situation similaire ”, explique M. O’Leary. Il s’attend à ce que de nombreuses compagnies aériennes commencent à facturer des surcoûts carburant dès l’été prochain, “ à hauteur de 10, 15, voire 20% ”.”
“ Je conseille à tous ceux qui souhaitent voyager l’été prochain de réserver le plus tôt possible. Car les prix ne feront qu’augmenter ”, a ajouté M. O’Leary, même si les dirigeants des compagnies aériennes ont souvent recours aux avertissements sur les résultats pour gérer les attentes du marché.
Bluff au poker ou pas ?
Personne ne sait non plus dans quelle mesure il faut prendre au sérieux ses avertissements concernant une nouvelle réduction de l'offre belge, ni s'il s'agit là d'une simple tactique de négociation.
Selon divers experts du secteur aérien, Ryanair dispose toujours de 11 à 18 appareils à Charleroi et réduit généralement sa flotte sur ce site pendant l'hiver. De plus, Charleroi reste l'une des bases les plus rentables, ce qui rend un retrait complet peu probable.


