Le PDG d'Elia met en garde contre des pénuries d'électricité de plusieurs gigawatts après 2035

Frédéric Dunon, te directeur général de l'opérateur de réseau à haute tension Elia, met en garde contre le fait que si le gouvernement n'intervient pas, l'approvisionnement en électricité sera compromis d'ici 2035.  Il est urgent d'adopter une stratégie énergétique claire”, déclare-t-il. “Nous devons savoir quel mix énergétique nous voulons : voulons-nous plus d'énergie éolienne en mer, plus d'énergie nucléaire, et quand ?”

Une étude a été réalisée pour estimer la capacité de production supplémentaire nécessaire pour assurer un approvisionnement continu en électricité. Si aucune nouvelle centrale n'est construite, la pénurie pourrait atteindre plus de 6 gigawatts dans le pire des cas, soit l'équivalent du parc historique de sept centrales nucléaires belges.

Urgence de la situation

Dunon doit maintenant faire comprendre au gouvernement l'urgence de la situation. Il souhaite en particulier une vision à long terme de l'approvisionnement en énergie, comme le prévoit l'accord de coalition du gouvernement fédéral.

Dunon ne voit aucun problème à assurer la sécurité de l'approvisionnement pour les cinq prochaines années. Cependant, il n'y a pas de problème de sécurité d'approvisionnement pour les cinq prochaines années, après 2030, le besoin de capacités supplémentaires devrait augmenter rapidement, tout comme la demande d'électricité. En effet, à partir de fin 2035, lorsque la prolongation prévue de la durée de vie des centrales nucléaires de Doel 4 et Tihange 3 arrivera à son terme, il manquera plusieurs gigawatts’.’

Solutions structurelles

Des solutions structurelles devront être trouvées et le gouvernement devra établir des lignes directrices à cet effet. Frédéric Dunon : “Allons-nous prolonger la durée de vie des centrales nucléaires ? Doel 4 et Tihange 3 continueront-ils à fonctionner pendant vingt ans au lieu de dix ? Ou allons-nous nous concentrer sur les économies d'énergie et la réduction de la demande ? Allons-nous installer des câbles supplémentaires pour échanger de l'électricité avec d'autres pays, ou allons-nous connecter davantage d'énergie éolienne en mer à l'avenir ?”

Au cours des premières années, la gestion de la demande, le stockage dans des batteries et le déploiement de petites centrales de pointe alimentées au gaz permettront de remédier à la pénurie. Mais si aucune mesure supplémentaire n'est prise d'ici 2035, il y aura un besoin qui devra être satisfait par de nouvelles centrales électriques au gaz.

“Et si le gouvernement veut éviter les centrales au gaz, il doit maintenant travailler rapidement sur des extensions nucléaires supplémentaires. Il y a encore du temps. Mais il s'agit de projets à long terme, et il est donc urgent de commencer à planifier”, conclut M. Dunon.

Priorités

Cela fait au moins dix ans qu'Elia annonce une augmentation de la consommation d'électricité, une prédiction qui ne s'est jamais réalisée jusqu'à présent.

Aujourd'hui, la consommation totale d'électricité de la Belgique est d'environ 80 térawattheures par an. Cependant, de nombreux projets industriels sont sur le point de passer des combustibles fossiles à l'électricité, et nous assistons également à une accélération significative de l'utilisation des combustibles fossiles. l'afflux de parcs de batteries, de chargeurs rapides et de centres de données. Le réseau ne peut pas tout accueillir, d'où la nécessité d'une véritable politique industrielle qui fixe des priorités.

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