Shell se retire d'un groupe sur le climat après une nouvelle proposition d'interdiction des champs gaziers

L'entreprise énergétique et pétrochimique Shell a quitté l'initiative sur les objectifs scientifiques.. Cette organisation à but non lucratif aide les entreprises du monde entier à élaborer des stratégies visant à atteindre la neutralité climatique d'ici 2050 et à réduire les émissions de gaz à effet de serre. lutter contre les dangers du réchauffement climatique. “Les objectifs fondés sur des données scientifiques indiquent aux entreprises dans quelle mesure et à quel rythme elles doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pour éviter les pires effets du changement climatique”, déclare l'organisation.

Cependant, les exigences climatiques proposées par le groupe sont allées trop loin pour la compagnie pétrolière. Deux autres grandes compagnies pétrolières, la norvégienne Aker BP et la canadienne Enbridge, se sont également retirées.

Interdiction de nouveaux gisements de pétrole et de gaz

Selon un projet de document, il serait interdit aux entreprises de combustibles fossiles de développer de “nouveaux gisements de pétrole et de gaz” et il leur serait demandé de “réduire de manière significative leur production de pétrole et de gaz”.

Shell, quant à elle, souhaite augmenter sa production de gaz naturel. L'entreprise britannique affirme toujours viser des émissions nettes nulles d'ici 2050, mais a abandonné un objectif intermédiaire de réduction de 45 % d'ici 2035.

‘Des changements sociétaux et économiques réalistes’

Shell reconnaît l'importance d'une “méthodologie scientifique pour fixer des objectifs au secteur du pétrole et du gaz” et a déclaré son intention de continuer à contribuer à cet effort. Toutefois, selon un porte-parole, la norme doit également “refléter des changements sociétaux et économiques réalistes et offrir aux entreprises une flexibilité suffisante pour passer à des opérations nettes zéro”.”

Selon Shell, une approche unique, telle que proposée par le SBTI, ne fonctionnera pas car les différents secteurs ont besoin de différents scénarios pour être climatiquement neutres d'ici 2050. 

Le SBTI, quant à lui, déclare ne pas émettre de “recommandations”, mais fonder ses conclusions sur des faits scientifiques, notamment une étude réalisée en 2021 par l'Agence internationale de l'énergie.

Nouveau procès

Parce que Shell veut extraire davantage de gaz, Milieudefensie (Amis de la Terre Pays-Bas) a annoncé ce printemps une nouvelle action en justice contre la multinationale. L'organisation demandera à l'entreprise énergétique de cesser d'investir dans de nouveaux gisements de pétrole et de gaz, comme l'affirme le document du SBTi.

Selon le Financial Times, le SBTi a temporairement interrompu ses travaux sur le document à la suite du retrait des compagnies pétrolières. L'initiative a “interrompu” ses travaux sur la norme relative au pétrole et au gaz, invoquant des “considérations de capacité”, mais a nié que cette interruption était liée aux départs de l'industrie pétrolière et gazière.

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