COP30 : ‘ La Belgique recule de deux places dans le classement climatique ’

Belgique occupe la 37e place du Climate Change Performance Index (CCPI), le classement annuel des performances climatiques établi par des ONG environnementales. Cela signifie que le pays a perdu deux places par rapport à l'année dernière.

Le CCPI évalue les performances en matière d'atténuation du changement climatique de 63 pays ainsi que de l'Union européenne (UE), qui représentent ensemble plus de 90 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). L'évaluation repose sur quatre catégories : 1) les émissions de gaz à effet de serre, 2) les énergies renouvelables, 3) la consommation/efficacité énergétique et 4) la politique climatique.

Défis

Sur les quatre catégories prises en compte dans l'évaluation, la Belgique obtient une note ‘ moyenne ’ en matière d'émissions de gaz à effet de serre. Dans les autres catégories (énergies renouvelables, consommation d'énergie et politique climatique), le pays obtient des notes nettement inférieures.

Actuellement, la Belgique vise une réduction de 421 TP3T des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, tandis que l'Union européenne vise 471 TP3T. Les ONG environnementales réclament l'élaboration d'un plan national énergie-climat (PNEC) qui s'aligne sur les ambitions européennes.

En dessous de la moyenne européenne

Les défis mis en évidence sont les suivants : une meilleure coordination entre les différents niveaux de gouvernement, un plan global d'adaptation et de résilience, et un calendrier plus précis pour l'élimination progressive des combustibles fossiles.

La Belgique affiche des performances moyennes, mais dispose d'une marge d'amélioration significative. Le pays se situe en dessous de la moyenne européenne et derrière de nombreux pays européens plus performants. Il se classe dans le milieu du peloton plutôt que parmi les leaders. Le fait que l'objectif de la Belgique pour 2030 soit moins ambitieux que celui de l'UE (421 TP3T contre environ 471 TP3T) constitue une lacune relative.

Trump, climatosceptique

Cependant, Les États-Unis ont même perdu sept places. Sous l'administration de Donald Trump, climatosceptique, les États-Unis ont chuté à la 65e place, soit l'avant-dernière place. Seuls l'Iran et l'Arabie saoudite sont classés plus bas.

Comme toujours, les trois premières places du classement restent vacantes, aucun pays ne pouvant démontrer des performances climatiques conformes à l'accord de Paris. Le Danemark, en quatrième position, obtient le meilleur score pour la cinquième année consécutive.

Il est suivi par le Royaume-Uni (+1) et le Maroc (+2). L'Union européenne recule de trois places et se classe désormais au 20e rang. (Le Maroc ne fait pas partie de l'Europe, mais cela montre que les pays non européens peuvent également obtenir de bons résultats).

Les pays manquent d'ambition

Une faiblesse majeure pour de nombreux pays réside dans le fait que, même si les énergies renouvelables progressent rapidement (61 pays sur 64 ont augmenté leur part d'énergies renouvelables au cours des cinq dernières années), les tendances en matière d'émissions et la mise en œuvre des politiques sont à la traîne.

Le CCPI montre qu'aucun pays ne fait encore suffisamment d'efforts pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris (objectif d'environ 1,5 °C). Les experts climatiques sont particulièrement préoccupés par la probabilité que tous les États membres mettent pleinement en œuvre leurs NECP d'ici 2030. Ils s'opposent également à la proposition de la Commission européenne visant à assouplir les conditions pour atteindre l'objectif fixé pour 2040.

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