Après avoir fonctionné pendant 50 ans Après 30 ans d'activité, la centrale nucléaire de Doel 2, située sur les rives de l'Escaut, a finalement été fermée dimanche soir. Il s'agit du cinquième réacteur belge à être déconnecté, après Doel 1 et 3, et Tihange 1 et 2.
Doel 3 a été déconnectée en 2022, Tihange 2 a été fermée en 2023, Doel 1 en février de cette année et Tihange 1 en octobre. Seuls les réacteurs ‘ les plus jeunes ’, Doel 4 et Tihange 3 resteront en service pendant encore dix ans, jusqu'en 2035.
Le réacteur nucléaire Doel 2 a officiellement commencé à produire de l'électricité le 1er décembre 1975. Après cinquante ans de production d'électricité, l'opérateur Engie a arrêté le réacteur dimanche soir tard. et l'a déconnecté du réseau haute tension.
Arrêt
La phase d'arrêt peut maintenant commencer. Le réacteur restera sous pression et à une température spécifique pendant les prochains jours, il doit donc refroidir. Après quatre ou cinq jours, le réacteur pourra être déchargé. Le combustible devra ensuite refroidir pendant encore deux à trois ans avant qu'il puisse être évacué des bâtiments. La démolition est prévue pour 2039-2040., sous réserve des autorisations requises.
Y a-t-il actuellement un risque concret de panne générale ? La sécurité de l'approvisionnement est-elle garantie ?
“ Nous disposons d'une marge de sécurité pour cet hiver, il n'y a donc aucun risque ”, explique le ministre de l'Énergie Mathieu Bihet. “ Pour cet hiver, il n'y a aucune inquiétude. En ce qui concerne notre sécurité d'approvisionnement, il n'y a aucun risque. Nous le voyons aujourd'hui dans les chiffres d'Elia ; le risque se situe dans les dix prochaines années. Pourquoi ? Parce que dans dix ans, l'énergie nucléaire sera progressivement supprimée, comme prévu actuellement. C'est pourquoi nous voulons travailler à réintroduire davantage d'énergie nucléaire dans le mix énergétique, car, selon nous, à l'horizon 2035, il y a lieu de s'inquiéter. ”
Mix énergétique
En 2024, 421 TP3T de l'électricité consommée en Belgique provenait de l'énergie nucléaire. À partir de lundi, ce chiffre diminuera, mais pas nécessairement de moitié, car nous importons également de l'électricité produite par les centrales nucléaires françaises.
Dans tous les cas, nous aurons besoin de plus d'électricité à l'avenir. Celle-ci pourra être fournie par davantage d'éoliennes et de panneaux solaires, ainsi que par des batteries de stockage et des centrales électriques au gaz. Mais ces dernières sont plus nocives pour le climat que les centrales nucléaires. Le gouvernement part donc du principe que l'énergie atomique continuera à occuper une place importante dans notre approvisionnement en électricité pendant encore plusieurs décennies.


