La saga bruxelloise autour de la zone à faibles émissions (LEZ) touche-t-elle enfin à sa fin ? Le gouvernement bruxellois a enfin fixé un calendrier pour le nouveau système d'amendes de la LEZ.
Si les obstacles techniques sont résolus, l'imposition des amendes LEZ devrait commencer le 7 juin. Les véhicules diesel Euro 5 et les véhicules essence Euro 2, qui sont théoriquement interdits d'accès à la Région de Bruxelles-Capitale depuis le début de cette année, seront sanctionnés à partir de cette date et ne recevront plus seulement un avertissement.
Selon BRUZZ, cela concernerait environ 29 000 véhicules. Pour la première fois, ces règles plus strictes s'appliqueront également aux motocyclistes.
Payer en 10 versements au lieu de 4
Le système actuel d'amende unique de 350 euros évolue vers un abonnement annuel, ce qui sera plus clair pour les utilisateurs. Le secrétaire d'État à l'Environnement et aux Personnes (Vooruit) proposera d'ici le 15 juin une réforme complète du système LEZ, avec un abonnement annuel de 350 euros, indexé annuellement, un tarif réduit de 200 euros et une amende mensuelle de 80 euros pour ceux qui roulent sans laissez-passer. Cette réforme entrerait en vigueur le 1er janvier de l'année prochaine.
Ainsi, pendant la période de transition entre le mois de juin et l'introduction du nouveau système d'abonnement, la règle actuelle continuera à s'appliquer : une amende de 350 euros par infraction, avec un maximum d'une amende par trois mois - c'est-à-dire un maximum de quatre par an.
La réforme prévoit également un cadre pour les exemptions. Auparavant, les utilisateurs pouvaient payer en quatre fois sur demande. Cette option est maintenue, mais dorénavant, les paiements peuvent également être effectués en dix versements en cas de difficultés financières, sur demande écrite et motivée.
Task force pour les exceptions
En outre, un groupe de travail composé de représentants de Bruxelles Fiscalité, de Bruxelles Mobilité et de Bruxelles Environnement déterminera les exceptions pour certains usages professionnels et identifiera les groupes les plus vulnérables susceptibles de bénéficier d'une exemption, tels que les personnes ayant le statut de bénéficiaire de l'abattement majoré (BIM).
Le 23 avril, deux textes seront soumis au gouvernement bruxellois, en vue d'une transmission au Conseil d'Etat le 7 mai ou le plus tôt possible, selon une déclaration du ministre-président Boris Dilliès (MR).
Détail intéressant : en optant pour la solution provisoire - l'ancien système reste en vigueur jusqu'à ce que le nouveau système de sanctions soit pleinement mis en œuvre - le ministre des finances Dirk De Smedt (Anders) cède dans un domaine, même s'il bloque les décisions dans d'autres.
Sous la pression de Dilliès, un délai interne de 10 jours a été imposé à De Smedt pour que son administration confirme si les systèmes peuvent être techniquement prêts pour le 7 juin. Il avait précédemment déclaré que les contrevenants ne pouvaient pas être condamnés à une amende parce que le bureau des impôts de Bruxelles n'avait pas encore finalisé le nouveau système d'amendes.
Selon De Standaard, M. De Smedt refuse d'approuver les subventions accordées aux associations Bral et Inter-Environnement Bruxelles, qui se sont prononcées en faveur d'une LEZ stricte et contre tout assouplissement des règles.
De Smedt soutient, par principe, qu'il est illogique que le gouvernement subventionne des associations qui, par la suite, attaquent ce même gouvernement en justice ou contestent ses politiques. Quoi qu'il en soit, si vous ne voyez pas la forêt dans les arbres, visitez le site suivant LEZ.Bruxelles pour rester au courant des derniers développements.


