L'alcool et les drogues restent un problème persistant pour les conducteurs de De Lijn

L'année dernière, 68 conducteurs de la société de transport public flamande De Lijn ont été pris en flagrant délit de consommation d'alcool ou de drogues. Il s'agit d'une nouvelle augmentation par rapport aux années précédentes, au cours desquelles 62 et 57 conducteurs avaient été pris lors de contrôles préventifs.

Selon Peter Van Rompuy, député flamand et chef de file du CD&V, qui a demandé les chiffres, cette augmentation reflète une tendance sociétale plus large qu'il est difficile pour un seul employeur d'inverser à lui seul. Il s'attend néanmoins à ce que De Lijn applique une politique de tolérance zéro.

Appel à davantage de contrôles et à des sanctions plus sévères

Ce qui ressort des chiffres, c'est qu'il y a plus de conducteurs pris en flagrant délit de consommation de drogues que d'alcool lors des contrôles. Par exemple, l'année dernière, De Lijn a arrêté 45 conducteurs ayant consommé de la drogue, contre ‘seulement’ 23 conducteurs ayant trop bu.

Selon Peter Van Rompuy, cette hausse reflète l'augmentation de la consommation de drogues dans la société. Son parti, le CD&V, demande un renforcement significatif des contrôles et, le cas échéant, des sanctions plus sévères, compte tenu de l'augmentation des chiffres.

Près de 7 000 tests d'alcoolémie et de toxicomanie

Tout employé de De Lijn dont le test préventif de dépistage d'alcool ou de drogues est positif sera temporairement suspendu. En outre, les employés pris en flagrant délit doivent participer à un programme de conseil et se soumettre régulièrement à des tests de dépistage d'alcool et de drogues pendant six mois. Si les conducteurs sont pris en flagrant délit de consommation d'alcool ou de drogue lors d'un contrôle de police pendant leur travail, ils peuvent être licenciés sur-le-champ.

La direction de De Lijn souligne que l'entreprise de transport a depuis longtemps fait savoir aux chauffeurs que l'alcool et les drogues sont “absolument inacceptables” et qu'elle effectue des contrôles réguliers.

En 2025, De Lijn a effectué 6 900 tests d'alcoolémie et administré des tests de dépistage de drogues aux conducteurs à 3 500 reprises. Cela représente une légère augmentation du nombre de tests par rapport à 2024. Parmi ces tests, 0,6% se sont révélés positifs.

Phénomène paneuropéen

De Lijn effectue des contrôles préventifs d'alcoolémie et de toxicomanie dans ses propres dépôts, mais pas dans les dépôts des sous-traitants, c'est-à-dire les compagnies de bus privées qui exploitent des lignes pour De Lijn. De plus, en raison d'une forte rotation du personnel et d'une pénurie chronique de chauffeurs, De Lijn est sous pression pour conserver ses employés.

Le phénomène de l'augmentation de la consommation de drogues chez les conducteurs est un phénomène paneuropéen. Même la Scandinavie, dont les politiques en matière d'alcool et de drogues sont souvent beaucoup plus strictes que celles de la Belgique en ce qui concerne la conduite, n'est pas à l'abri de ce phénomène.

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