Aéroport de Bruxelles : De nouveaux scanners à partir de 2028 permettront aux ordinateurs portables et aux liquides de rester dans les bagages

À partir de 2028, de nouveaux scanners seront installés au point de contrôle de sécurité de l'aéroport de Bruxelles. Ainsi, les passagers en partance ne devront plus retirer les liquides et les appareils électroniques, tels que les ordinateurs portables, de leurs bagages à main.

Grâce aux nouveaux scanners, les liquides pourront également être transportés en quantités illimitées dans des emballages de 2 litres maximum. Actuellement, les passagers sont autorisés à transporter un maximum d'un litre de liquide dans un emballage de 100 ml maximum.

19 couloirs de passagers équipés de nouveaux scanners

Un premier test avec un scanner corporel aura lieu dès le mois de juin et, à partir de l'année prochaine, l'aéroport mettra d'abord en place une plateforme de contrôle temporaire supplémentaire équipée du nouveau scanner corporel pour les passagers et de scanners CT avancés pour les bagages à main, qui produisent des images 3D très détaillées du contenu, permettant aux liquides et aux appareils électroniques de rester dans le sac. Les premiers scanners seront ensuite mis en service en 2028.

Une fois que la capacité supplémentaire sera opérationnelle, les équipements de contrôle de sécurité actuels seront remplacés par étapes, afin de garantir qu'une capacité suffisante reste toujours disponible. D'ici 2029, l'ensemble de la zone de contrôle de sécurité des départs devrait être modernisée et comporter 19 couloirs de passagers équipés de nouveaux scanners. Dans une phase ultérieure, de nouveaux scanners seront installés pour les passagers en transit.

Longs délais d'attente aux contrôles frontaliers

“La sécurité de nos passagers et de nos employés est toujours notre priorité absolue”, déclare Arnaud Feist, directeur général. “Avec cette nouvelle technologie, non seulement nous continuons à assurer la sécurité, mais nous rendons également le processus de contrôle de sécurité plus fluide et plus simple pour nos passagers. En même temps, les nouveaux scanners nous permettent d'augmenter notre capacité, de sorte que nous sommes prêts à faire face à la croissance du nombre de passagers dans les années à venir.”

Les nouveaux scanners de tomodensitométrie et scanners corporels sont en partie une réponse à l'affluence aux points de contrôle de sécurité. Comme les voyageurs n'ont plus à retirer leurs ordinateurs portables et leurs liquides de leurs sacs, chaque contrôle individuel est plus rapide, ce qui améliore la fluidité du trafic.

Toutefois, les temps d'attente parfois longs à l'aéroport de Bruxelles, qui ont fait l'objet de nombreuses discussions récemment, ne se produisent pas au point de contrôle de sécurité, mais au contrôle des frontières, une responsabilité fédérale, et les nouveaux scanners n'y changent rien. Lors des dernières périodes de pointe, les voyageurs ont dû attendre plus de deux heures au départ et jusqu'à trois heures à l'arrivée, ce qui a conduit des centaines de passagers à manquer leur vol.

Selon la Flandre, principal actionnaire individuel de l'exploitant de l'aéroport, cette situation est due à un problème structurel de capacité au sein de la police fédérale, combiné à de nouveaux systèmes de contrôle européens tels que le système d'entrée/sortie (EES). Le ministre de l'Intérieur Bernard Quinten (MR), quant à lui, évoque un problème d'infrastructure.

En tout état de cause, le gouvernement flamand a demandé au gouvernement fédéral de présenter un plan d'action concret et assorti d'un calendrier pour le 30 juin au plus tard. Le ministre a également mis en place un groupe de travail chargé d'élaborer des solutions.

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