Le lien avec le vélo : Près de la moitié des cyclistes à l'heure de pointe du matin sont des jeunes

46% des cyclistes à l'heure de pointe du matin en Flandre et à Bruxelles sont des enfants ou des adolescents qui roulent de manière autonome. C'est ce qui ressort d'une enquête menée par le Fietsersbond ou l'Union cycliste.

En plus de ces 46%, 6% d'enfants étaient transportés sur le vélo d'un adulte. Il s'agissait principalement de vélos-cargos (43%), de queues longues (25%) ou de sièges de vélo (22%).

Néanmoins, environ un quart des écoliers sont conduits à l'école en voiture, souvent sur de courtes distances, parce que les parents considèrent que la zone n'est pas assez sûre. C'est pourquoi le Fietsersbond plaide en faveur d'un environnement scolaire et d'itinéraires adaptés aux enfants.

Différence nette entre la campagne et la ville

De Fietsersbond souligne également la différence entre les jeunes cyclistes des zones rurales et ceux des villes. Dans les zones rurales, les jeunes enfants sont plus susceptibles de faire du vélo seuls : 24% des cyclistes étaient des enfants de l'école primaire, et 8% étaient même des enfants d'âge préscolaire. Dans les villes, 5% des cyclistes étaient des enfants de l'école primaire, et 2% étaient des enfants d'âge préscolaire roulant seuls.

Pour l'organisation, le vélo est le moyen idéal pour permettre aux jeunes de se déplacer librement. “Le fait de pouvoir sortir seul est crucial pour leur développement”, explique De Fietsersbond. “La question n'est pas de savoir si les enfants veulent faire du vélo, mais si nous leur offrons un environnement où ils peuvent le faire en toute sécurité.”

Le comptage a été effectué pendant quatre matinées dans 21 endroits en Flandre et à Bruxelles. Pendant la semaine de la mobilité en septembre, De Fietsersbond publiera un rapport plus complet avec des recommandations politiques locales.

“Feu vert pour tous les cyclistes”

Avec la nouvelle campagne “Feu vert pour tous les cyclistes”, De Fietsersbond, en collaboration avec G-sport Vlaanderen et Mobiel 21, vise également à souligner l'importance des aménagements pour les personnes à mobilité réduite.

Les personnes souffrant d'un handicap intellectuel ou physique, les aveugles et les malvoyants, ainsi que les personnes à mobilité réduite, ne peuvent pas simplement enfourcher un vélo ordinaire. C'est pourquoi, en Flandre par exemple, de plus en plus de personnes louent des vélos partagés adaptés, seules ou avec un accompagnateur.

Mais l'infrastructure cyclable n'est pas toujours adaptée à leurs besoins. La piste cyclable idéale en Flandre devrait avoir une largeur d'au moins 2 mètres dans chaque direction. Pour les personnes à mobilité réduite qui se déplacent en tandem, en fauteuil roulant, en pousse-pousse ou en tricycle, la largeur de la piste cyclable est également cruciale pour pédaler d'un point A à un point B en toute sécurité et sans souci.

Pour rendre les vélos adaptés plus accessibles en Flandre, les organisateurs de la campagne se tournent vers les gouvernements flamand et fédéral. Par exemple, les vélos de plus d'un mètre de large ne sont pas autorisés sur les pistes cyclables standard - un problème que les organisations souhaitent également aborder dans le cadre de cette campagne. Les chiffres de 2024 montrent qu'un peu moins de 60% de pistes cyclables le long des routes régionales répondent aux normes requises.

La plateforme www.gfietst.be propose désormais 89 points de location où vous pouvez emprunter un vélo adapté en Flandre et à Bruxelles. La plateforme propose plus de 400 vélos adaptés et le site web a attiré environ 21 000 visiteurs uniques l'année dernière. D'ici 2040, G-sport Vlaanderen souhaite que chaque commune de Flandre et de Bruxelles dispose d'au moins un point de location Gfietst.be.

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