Le port d'Anvers-Bruges a nommé Rob Smeets au poste de directeur général. Smeets, l'actuel PDG par intérim, a été nommé pour un mandat de six ans et succède à Jacques Vandermeiren, qui a annoncé son départ en avril.
Smeets est confronté à une tâche colossale. Au cours des dix prochaines années, le port d'Anvers-Bruges doit obtenir environ 5 milliards d'euros pour de nombreux projets.
Connaît l'entreprise sur le bout des doigts
Le Néerlandais Rob Smeets (56 ans) n'est pas un inconnu pour le port d'Anvers-Bruges. Il travaille pour l'autorité portuaire depuis plus de 20 ans, où il a occupé des postes tels que chef de la société des remorqueurs, directeur des opérations et directeur des opérations nautiques. Après le départ de Mme Vandermeiren, il a également assuré l'intérim.
“Rob connaît l'autorité portuaire et le port comme personne d'autre. C'est un visage familier, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'organisation, il connaît nos parties prenantes et sait concilier des intérêts différents”, a déclaré le président Johan Klaps à propos de la décision du conseil d'administration.
Défis importants
Néanmoins, le nouveau directeur général doit relever des défis importants pour renforcer la position de leader du port d'Anvers-Bruges en tant que port mondial. Au cours des dix prochaines années, l'autorité portuaire devra trouver environ 5 milliards d'euros pour divers projets.
Par exemple, de nouvelles écluses sont nécessaires à Zeebrugge, le port de Doel va s'agrandir avec un nouveau quai à marée, le port du Waasland va continuer à se développer et des travaux d'infrastructure sont prévus pour l'Europa Terminal (le tout premier terminal à conteneurs à marée dans le port d'Anvers), le projet le plus important.
Les porte-conteneurs les plus modernes sont tout simplement trop grands et trop profonds pour l'infrastructure actuelle. C'est pourquoi le mur de quai de 1 200 mètres sera approfondi de 13,5 mètres à 16 mètres, et 12 grues de quai semi-automatiques de pointe seront également installées. Une fois les travaux terminés, le terminal pourra accueillir des navires d'une capacité maximale de 25 000 EVP et d'une longueur de 400 mètres, et sa capacité de manutention annuelle passera de 1,7 million d'EVP à 2,5 millions d'EVP.

Nouvelle phase stratégique
Environ 1,9 milliard des 5 milliards provient du gouvernement flamand, mais pour le reste, l'autorité portuaire doit rechercher des capitaux supplémentaires par le biais de prêts bancaires et d'injections de capitaux.
C'est précisément la principale différence entre Smeets et Vandermeiren. Jusqu'à présent, l'autorité portuaire a été en mesure de financer de nombreux investissements à partir de ses propres sources, mais le port entre maintenant dans une nouvelle phase stratégique qui met fortement l'accent sur la rentabilité et la création de valeur durable, et donc sur la recherche d'investissements externes.
Et ce n'est pas le moindre : Le port de Waasland, un élément clé du port d'Anvers-Bruges, a perdu près de 2% de son trafic maritime l'année dernière. Les chiffres de Statbel montrent que le trafic dans tous les ports maritimes flamands a baissé de 3%.
Dépasser Rotterdam en tant que premier port européen semblait possible il y a encore quelques années, mais c'est redevenu une chimère flamande. Les Néerlandais contrôlent environ 30% du marché des conteneurs, tandis qu'Anvers-Bruges en détient 29%. Mais peut-être qu'un Néerlandais peut maintenant renverser la vapeur...


