Neuf nouvelles destinations au départ de Brussels Airport

A partir du 31 mars, début de la saison estivale, Brussels Airport proposera neuf nouvelles destinations. Six nouvelles compagnies aériennes feront également leur apparition. Plus important encore, une décision sur le nouveau permis d'environnement pour l'aéroport est attendue d'ici vendredi.

Brussels Airport et les riverains sauront alors si le nombre annuel de mouvements aériens sera réduit et si des normes de bruit plus strictes seront introduites, entraînant éventuellement la disparition des vols de nuit.

Vol quotidien vers Shanghai

Désormais, les voyageurs pourront également s'envoler de Bruxelles vers Singapour, Shanghai (Chine), Nairobi (Kenya), Bergen (Norvège), Cracovie (Pologne), Bari (Italie), Bacău (Roumanie), Gazipaşa (Turquie) et Brive (France).

L'aéroport accueille également six nouvelles compagnies aériennes : Singapore Airlines, Juneau Airlines, Cyprus Airways, Wider, Amelia et Wizz Air. Singapore Airlines desservira Singapour à partir du 6 avril, tandis que Juneau Airlines desservira Shanghai à partir de juillet. Il y aura donc un vol quotidien vers la métropole chinoise avec les vols de Hainan Airlines.

178 destinations directes

En outre, Cyprus Airways (Larnaca), Wideroe (Bergen), Amelia (Brive) et Wizz Air (Budapest) renforceront également le réseau de Brussels Airport dès cet été.

En outre, United Airlines lance un deuxième vol quotidien vers Newark, tandis qu'Air Canada desservira à nouveau Toronto quatre fois par semaine et qu'Air Transit insère un quatrième vol hebdomadaire vers Montréal. Enfin, l'offre vers le Maroc est élargie par Air Arabia, qui desservira désormais également Tétouan et Rabat.

À partir du 31 mars, 64 compagnies aériennes desserviront l'aéroport de Bruxelles, offrant 178 destinations directes. Brussels Airlines dessert 88 destinations cet été, dont 18 en Afrique subsaharienne et deux nouvelles, Nairobi et Cracovie.

Brussels Airlines fera ensuite voler un dixième A330-300 et trois nouveaux A320neo. Transavia stationnera un troisième appareil (B737-800).

Fin des vols de nuit ?

Vendredi, le gouvernement flamand devrait également se prononcer sur le nouveau permis d'environnement de l'aéroport de Bruxelles. Dans l'avis "favorable sous conditions" de la Commission régionale du permis d'environnement (CPE), que l'agence de presse Belga a pu consulter, il est indiqué que le nombre de mouvements aériens doit être plafonné à 234.000 à partir de 2030 (contre 192.000 en 2023) et que les nuits calmes du week-end doivent être renforcées.

À partir de 2026, les départs et les atterrissages seront interdits entre 1 heure et 5 heures du matin les nuits de vendredi à samedi, de samedi à dimanche et de dimanche à lundi. En 2030, ce sera de 23 à 19 heures et les vols ne pourront pas dépasser 60 décibels, une norme plus stricte que celle de la région bruxelloise. Quelques exceptions sont prévues.

Pour information, le niveau de bruit des avions de type Airbus A320 et Boeing 737-800, qui sont largement utilisés dans la catégorie moyenne dans le monde entier, est d'environ 93-94 décibels.

Des conditions pénibles

Dans une réponse, la ministre flamande de l'environnement, Zuhal Demir (N-VA), a déjà précisé que l'avis suggère certaines conditions onéreuses qui limitent l'exploitation. M. Demir collaborera avec l'entreprise pour "trouver un équilibre entre la prospérité et l'impact sur l'environnement".

Certaines organisations de travailleurs et certains syndicats ont également réagi. Ceux-ci craignent un bain de sang social. Le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) a également demandé au gouvernement flamand de trouver une solution pour le nouveau permis environnemental de l'aéroport de Bruxelles.

Il a qualifié l'avis final de "très ambitieux" et de "formulé avec des restrictions opérationnelles qui rendraient impossible la poursuite de la croissance de Brussels Airlines et compliqueraient même les opérations actuelles".

Le mouvement écologiste Bond Beter Leefmilieu (BBL) considère lui aussi que ces mesures sont "tout à fait insuffisantes". Le BBL affirme également que la limitation du nombre de vols à l'aéroport de Bruxelles pourrait même augmenter l'emploi à long terme, sur la base d'une étude récente de l'agence de recherche Transport & Mobility Leuven.

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