Les performances des chemins de fer belges s'améliorent, mais l'agressivité à l'égard du personnel reste élevée

L'année dernière, la SNCB a enregistré un résultat opérationnel (EBITDA) de 142,2 euros. C'est beaucoup plus qu'en 2022 et plus que prévu dans le plan d'entreprise.

Dans le même temps, le personnel de la compagnie ferroviaire continue d'être confronté aux agressions : l'année dernière, le personnel ferroviaire a été victime d'agressions à 2 298 reprises, soit une moyenne de plus de six cas par jour. L'introduction de caméras corporelles pourrait être une solution pour s'attaquer au problème.

En 2022, l'inflation et les coûts élevés de l'énergie ont fait plonger NMBS/SNCB dans le rouge à hauteur de 142,6 millions d'euros. Néanmoins, grâce aux compensations gouvernementales, un résultat d'exploitation positif de 39,6 millions d'euros a été enregistré.

La situation s'est nettement améliorée en 2023 grâce au retour des passagers et à la maîtrise des coûts. Le nombre de passagers a augmenté de 7,6 % pour atteindre 244,6 millions, principalement en raison du trafic scolaire et de loisirs. Avant la pandémie de coronavirus, le nombre de billets de navette est encore inférieur de 10 % au niveau de 2019, le télétravail pouvant expliquer cette baisse.

Toujours des dettes massives

Les coûts énergétiques ont encore augmenté de 34 %, mais les mesures d'économie d'énergie, telles que les économies sur le chauffage des bâtiments, ont limité l'impact : l'année dernière, la consommation totale d'énergie de NMBS/SNCB a diminué de 2 % par rapport à 2022.

Les investissements au profit des passagers ont augmenté de près de 10 % l'année dernière pour atteindre 852,3 millions d'euros. Une grande partie de ces investissements a été consacrée aux nouveaux trains, à la maintenance et à l'installation du système de sécurité ETCS. Le nombre net d'emplois a également augmenté de 300 personnes.

Cependant, la SNCB est toujours endettée à hauteur de 2,228 milliards d'euros, contre 2,275 milliards d'euros en 2022. D'ici la fin du contrat de service public actuel, en 2032, la SNCB devrait avoir réduit son niveau d'endettement à 1,5 milliard d'euros. D'ici 2032, la société ferroviaire vise à attirer 30 % de passagers supplémentaires et 10 % de trains en plus.

Six cas d'agression par jour

Cependant, la NMBS/SNCB continue d'être confrontée à des agressions fermes à l'encontre du personnel. L'année dernière, le personnel ferroviaire a été victime d'une agression à 2 298 reprises, soit une moyenne de plus de six cas par jour. À titre de comparaison, en 2022, la compagnie ferroviaire a reçu 1 900 rapports d'agression, soit 60 % de plus qu'en 2019.

Ces actes d'agression ont entraîné l'inaptitude au travail de 348 agents, ce qui représente 7 000 heures de travail. Onze mille trois cent soixante-treize cas ont donné lieu à des menaces ou à des insultes, tandis que 925 cas ont donné lieu à des agressions physiques effectives, telles que des voies de fait, des coups et des blessures.

Ce chiffre peut être beaucoup plus élevé, car le membre du personnel ne signale pas chaque acte d'agression physique ou verbale.

Caméras corporelles

Le député N-VA Tomas Roggeman, qui a demandé les chiffres au ministre de la Mobilité Georges Gilkinet (Ecolo), parle de "chiffres hallucinants" et d'"omission coupable" de la part du gouvernement Vivaldi. Par exemple, une résolution de la N-VA visant à accroître la sécurité dans le transport ferroviaire a été rejetée par les partis de la majorité fédérale, qui ont déclaré vouloir attendre que les chiffres évoluent.

Afin d'éviter des discussions ultérieures, la N-VA demande également que les agents de Securail soient équipés de caméras corporelles. Sophie Dutordoir, PDG de la SNCB, soutient également cette proposition, a déclaré M. Roggeman.

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