Eneco ne veut plus investir dans les parcs éoliens en mer

Le fournisseur d'énergie néerlandais Eneco ne souhaite plus investir dans des parcs éoliens en mer. L'entreprise énergétique s'est retirée au moment où la Belgique a annoncé les conditions d'une concession pour un parc éolien en mer du Nord.

La rentabilité de ces installations pose problème. Les risques étant trop importants, l'entreprise s'est retirée de l'appel d'offres pour la construction de deux parcs éoliens en mer du Nord .Eneco estime que l'approche actuelle de l'éolien en mer "n'est pas porteuse d'avenir".

Risqué

Le projet comprend deux parcelles situées à 60 km de la côte néerlandaise, destinées à la construction de parcs éoliens d'une capacité de 2 gigawatts : IJmuiden Ver Alpha et IJmuiden Ver Beta. Les deux parcs doivent produire suffisamment d'énergie pour alimenter quatre millions de foyers.

Eneco estime que ces projets sont trop risqués. Les coûts de construction ont trop augmenté en raison de l'inflation et de la forte demande de main-d'œuvre et de matériaux, et les possibilités de récupération des investissements sont également trop incertaines. les possibilités de récupération des investissements sont également trop incertaines.

Pour la première fois, le cabinet souhaite également que des fonds soient alloués à un terrain. Dans le passé, le gouvernement s'intéressait surtout aux aspects écologiques d'un nouveau parc éolien ou aux techniques qui permettraient de soulager le réseau électrique surchargé. Cette fois, les fournisseurs ont plus de chances de gagner s'ils apportent (beaucoup) d'argent. En outre, Eneco craint que la construction ne soit pas achevée à temps et que les exploitants de parcs éoliens s'exposent à de lourdes amendes en cas de retard de livraison.

Contribution financière

Malgré le retrait d'Eneco, plusieurs parties se sont inscrites pour construire les deux plus grands parcs éoliens en mer. Toutefois, le nombre d'offres et les parties concernées n'ont pas encore été annoncés.l n'a pas encore été annoncé combien d'offres ont été faites et quelles sont les parties concernées. Le nom du vainqueur sera annoncé en juin.

Comme Eneco, le concurrent Vattenfall critique la procédure d'appel d'offres, dans laquelle les soumissionnaires doivent pour la première fois apporter une contribution financière. En théorie, cette contribution pourrait s'élever à 33 milliards d'euros. Outre la contribution financière, le gouvernement évalue également les offres des soumissionnaires.e gouvernement évalue également les soumissionnaires sur les aspects écologiques des turbines et sur la manière dont le parc sera intégré dans le réseau électrique surchargé.

Plus grand et plus cher

Les parcs éoliens sont de plus en plus coûteux, mais les chances de rentabiliser l'investissement diminuent. La demande La demande d'électricité ne suit pas le rythme de l'offre.

Les turbines fournissent de plus en plus d'électricité, mais elles nécessitent des navires de construction de plus en plus grands et des fondations de plus en plus lourdes. Aes "vieilles" turbines sont amorties plus rapidement parce qu'elles sont remplacées par des turbines qui produisent beaucoup plus d'énergie.

Les entreprises ne sont pas tenues d'offrir de l'argent, et le ministère néerlandais des affaires économiques indique que les dernières conditions du marché sont également prises en compte lors de la création de nouveaux parcs.

Garantie de prix

En Belgique, la garantie de prix pour l'électricité est fixée à un maximum de 95 euros par mégawattheure. Si la garantie de prix est inférieure, le gouvernement devra s'adapter moins rapidement lorsque les prix de l'électricité sont bas.

"Le concept de l'appel d'offres a été créé pour attirer le plus grand nombre de candidats possible au prix le plus bas. Nous partons donc du principe qu'un nombre suffisant de promoteurs se présenteront", déclare Stephanie Maquoi, porte-parole du ministre de l'énergie Tinne Van der Straeten (Groen), au journal De Morgen. "Le prix est le critère le plus important.

L'appel d'offres belge suscite déjà beaucoup d'intérêt à l'étranger, y compris de la part d'Eneco. "En Belgique, les conditions sont beaucoup plus favorables qu'aux Pays-Bas, où tous les risques sont assumés par les développeurs", conclut Eneco.

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