Des bénéfices records incitent Eurostar à commander jusqu'à 50 nouveaux trains

L'opérateur de trains à grande vitesse Eurostar s'apprête à renouveler et à développer sa flotte en commandant jusqu'à 50 nouveaux trains. Il prévoit de mettre en service les premiers nouveaux trains en 2030. L'opérateur de TGV a également atteint pour la première fois un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros en 2023, soit un quart de plus qu'en 2022. Il reste cependant endetté à hauteur de 650 millions d'euros.

Actuellement, la flotte Eurostar compte 51 trains et, après l'arrivée des nouveaux trains, ce chiffre passera à 67. La majeure partie de la commande servira à remplacer les trains les plus anciens de la flotte, principalement les anciens trains Thalys.

Eurostar n'en est qu'au début du processus de commande. En 2025, on devrait savoir qui construira les trains. La flotte actuelle d'Eurostar comprend des trains fabriqués par la société française Alstom et par la société allemande Siemens. Eurostar ne dit rien sur le prix.

La dernière fois qu'Eurostar a mis en service de nouveaux trains, c'était fin 2015. C'est à cette époque que le premier Velcro e320n construit par Siemens a été mis en service. Eurostar dispose de 17 trains de ce type, circulant entre Londres et l'Europe continentale. Ces trains resteront dans la flotte, les autres Eurostars seront remplacés par les nouveaux trains.

Revenus en hausse de 25

L'opérateur du TGV a également atteint pour la première fois 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2023, soit un quart de plus qu'en 2022. L'EBITDA, bénéfice avant coûts financiers, impôts, dépréciation et amortissement, a augmenté de 8 % pour atteindre 423 millions d'euros.

Eurostar a refinancé sa dette existante, d'un montant de 963,7 millions d'euros à l'époque, pas plus tard qu'en avril. La dette totale s'élève désormais à 650 millions d'euros sous la forme d'un "prêt vert" d'une durée de cinq ans.

L'opérateur ferroviaire belge NMBS/SNCB détient une participation de 18,5 % dans Eurostar. Le principal actionnaire est l'opérateur ferroviaire français SNCF (55,75 %), le reste étant principalement détenu par un fonds de pension canadien et un investisseur en infrastructures américain.

Expansion à l'horizon

L'ambition d'Eurostar est de passer à 30 millions de passagers par an d'ici 2030, contre 18,6 millions en 2023. L'entreprise souhaite notamment étendre son réseau à de nouveaux pays. "Il y a une énorme demande pour nos services, et nous avons de grandes ambitions européennes", explique Gwendoline Cazenave, responsable d'Eurostar, qui a déclaré au Financial Times qu'"Eurostar envisageait d'ouvrir de nouvelles lignes depuis Londres vers l'Europe." Selon un porte-parole, rien n'est encore concret.

Selon Getlink, l'exploitant du tunnel sous la Manche, cinq sociétés sont intéressées par le lancement de services ferroviaires entre l'Europe et le Royaume-Uni.

Eurostar opère actuellement en Belgique, en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. D'ici à 2030, elle a également pour objectif de faire rouler tous ses trains à l'aide d'énergies renouvelables. Dans ce contexte, elle a récemment rejoint l'alliance RE100, une initiative destinée aux entreprises qui s'engagent à obtenir 100 % de leur énergie à partir de sources renouvelables. Actuellement, les trains Eurostar aux Pays-Bas fonctionnent à 100 % grâce à l'énergie éolienne depuis 2017. Ce chiffre atteindra 40 % au Royaume-Uni à partir de 2023.

Entre-temps, le Channel Terminal de la gare de Bruxelles-Midi fait également l'objet d'une rénovation majeure. Les travaux dureront jusqu'à l'été 2025. Pancras et Paris Gare du Nord seront également réaménagées pour gagner de l'espace au cours des cinq prochaines années.

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