VAB : "Une personne sur deux part en vacances en voiture, mais seulement 4,2 % en voiture électrique".

À l'approche des vacances, l'organisation flamande de mobilité VAB sonde traditionnellement les intentions des Belges sur les moyens qu'ils comptent utiliser pour partir en vacances. les intentions du Belge quant aux moyens qu'il compte utiliser pour partir en vacances. Près de 60 % d'entre eux utiliseront d'une manière ou d'une autre un véhicule à quatre roues. Et bien que ce chiffre ait déjà doublé par rapport à l'année précédente, seuls 4,2 % d'entre eux utiliseront un véhicule entièrement électrique. Pourtant, plus de la moitié d'entre eux sont encore en proie à une forte "angoisse de l'autonomie".

En février-mars, la VAB a interrogé 2 727 Flamands sur leurs projets de vacances pour cet été. Les résultats ont montré que 45,4 % d'entre eux voyageraient en voiture, 32,9 % prendraient l'avion et 8,9 % loueraient une voiture sur place.

Graphique VAB

60 % "vacances en voiture

Par ailleurs, 4,8 % des personnes interrogées utiliseront un camping-car et 0,8 % une caravane. fluctuefluctue autour de 60 %. Les bicyclettes (4,5%), les trains (4,5%), les bus (2,1%) et les motos (0,9%) sont relativement marginaux.

Il n'est peut-être pas surprenant que la plupart de ces "vacances en voiture" soient effectuées avec des véhicules à moteur à combustion classique : 51,9 % fonctionnent à l'essence et 31,6 % au diesel. Si l'on y ajoute les 11,6 % d'hybrides, ce groupe "combustible fossile" atteint un pourcentage écrasant de 95 %. En revanche, seuls 4,2 % d'entre eux "parient" sur une voiture entièrement électrique, probablement parce qu'il s'agit d'une voiture de société qui peut être utilisée pour les vacances.

Le double de l'année précédente

Néanmoins, ce chiffre est déjà le double de celui de l'année dernière (2 %), et si l'on ajoute toutes les voitures partiellement électriques (hybrides), le pourcentage passe de 12 % en 2023 à 15,8 %. Cela signifie qu'un Flamand sur six est quelque peu "électrifié" en vacances.

Mais l'"angoisse de l'autonomie" est toujours d'actualité. Environ 52 % admettent que c'est la première fois qu'ils partent en vacances avec un VE. Cela crée le stress nécessaire, et 52 % adapteront leur programme de voyage pour éviter de se retrouver avec une batterie vide. Ils ont tendance à choisir une destination peu éloignée ou à se rendre dans un pays disposant d'un nombre suffisant d'installations de recharge.

La réalité du marché automobile belge

Les chiffres du VAB confirment la réalité du marché automobile belge. En 2023, 67 % des nouvelles immatriculations seront des voitures de société, le pourcentage le plus élevé jamais atteint. Ces immatriculations de voitures de société sont le principal moteur de l'adoption des véhicules électriques, car les entreprises belges seront obligées de n'acheter que des voitures à zéro émission à partir de 2026, et la plupart d'entre elles s'orientent déjà dans cette direction.

Les ventes de voitures privées concernent essentiellement des véhicules d'occasion. Selon les chiffres de la fédération des services automobiles Traxio, en 2023, 476 675 véhicules neufs ont été immatriculés, contre 689 170 véhicules d'occasion.

Parmi ces nouvelles voitures, 19,6 % étaient entièrement électriques (BEV), 21,1 % étaient des véhicules hybrides rechargeables (PHEV) et 7,7 % étaient des véhicules hybrides classiques (HEV). C'est le double des chiffres de l'année précédente. Cependant, les carburants fossiles, bien qu'en baisse constante, ne sont toujours pas marginalisés, avec 42,2 % d'essence et 8,7 % de diesel.

Sur le marché de l'occasion, les BEV ne représentent que 1,8 %, les PHEV 3,9 % et les HEV 4,2 %, tandis que les véhicules fossiles (essence 54 % et diesel 35,6 %) dominent toujours avec 89,6 %. Il y a une raison pratique à cela, car les VE ne sont proposés que au compte-gouttes sur le marché de l'occasion, et de nombreux VE en fin de location en Belgique se retrouvent dans des pays plus "électriques" comme les Pays-Bas et la Norvège.

Diminution de l'appétit

Plusieurs études montrent que l'envie d'acheter un véhicule électrique diminue considérablement chez les particuliers dans des pays comme l'Allemagne et la Belgique. Les prix d'achat initiaux élevés, l'angoisse de l'autonomie et les inquiétudes concernant le nombre insuffisant de points de recharge restent les principales raisons.

Une étude récente de BNP Paribas-Arval suppose que c'est en partie parce que les "early adopters" ont déjà acheté leurs VE. Cela suppose que la grande majorité est encore quelque peu ancrée dans les préjugés lorsqu'il s'agit de choisir une voiture électrique pour leur prochain achat. encore un peu de préjugés lorsqu'il s'agit de choisir une voiture électrique pour leur prochain achat..

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