L'UE sélectionne 47 projets visant à réduire sa dépendance vis-à-vis des métaux rares chinois

La Commission européenne a sélectionné 47 projets stratégiques dans 13 États membres afin de renforcer l'extraction, la transformation et le recyclage des principales matières premières dans l'Union européenne. Ce soutien devrait permettre à l'UE d'être moins dépendante des métaux de terres rares en provenance de Chine.

“Nous devons éviter de devenir aussi dépendants du lithium chinois pour les batteries rechargeables que nous le sommes du gaz russe pour l'approvisionnement énergétique de l'Europe”, a expliqué Stéphane Séjourné, commissaire européen chargé de l'industrie. Aujourd'hui, la Chine détient le monopole du traitement du lithium.

Loi sur les matières premières critiques

La loi européenne sur les matières premières critiques stipule que d'ici à 2030, l'Union européenne devra tirer au moins 10 % de ses matières premières stratégiques de ses propres mines, 25 % du recyclage et 40 % de l'extérieur de l'UE, mais qui seront traitées en Europe.

Les projets sélectionnés bénéficieront d'un soutien européen pour les procédures de financement et d'autorisation. Ils seront stimuler la production sur le sol européen de matières premières indispensables à la transition verte et numérique. Les projets concernant le lithium, le nickel, le cobalt, le manganèse et le graphite sont essentiels pour la production de batteries et de voitures électriques.

Umicore

Le groupe belge de matériaux Umicore est l'un des projets sélectionnés pour bénéficier du soutien de l'UE pour deux projets relatifs au germanium. Le germanium est utilisé, entre autres, pour fabriquer des technologies infrarouges et des câbles à fibres optiques. Il est également une matière première recherchée pour les matériaux de défense. 

Le Belge Le groupe Metal Technology est un acteur essentiel de ce marché, mais la Chine le domine également depuis l'été 2023, date à laquelle elle a imposé des restrictions à l'exportation.

Fortement contesté

Ensemble, les 47 projets représentent un investissement en capital de plus de 22 milliards d'euros. Sur les 47 projets, 25 visent à ouvrir de nouvelles mines. Plusieurs projets sélectionnés par la Commission sont fortement contestés au niveau local en raison de leur impact potentiel sur l'environnement et les communautés locales.

L'eurodéputée Sara Matthieu (Verts) se préoccupe déjà de la nature et des habitants. Selon elle, il est urgent de réviser la législation européenne actuelle en matière d'environnement pour l'exploitation minière. Nous ne sommes pas contre l'exploitation minière en Europe. Mais nous ne devons pas nous lancer aveuglément dans une nouvelle course aux matières premières, dont les populations et la planète seraient les victimes”, conclut-elle.

Commentaires

Prêt à participer à la conversation ?

Vous devez être un abonné actif pour laisser un commentaire.

Abonnez-vous dès aujourd'hui

Vous aimerez peut-être aussi

Créez un compte gratuit ou connectez-vous.

Accédez à la lecture de cet article, ainsi qu'à un nombre limité de contenus gratuits.

Oui, je souhaite recevoir les nouveaux contenus et les mises à jour.