Wayne Griffiths quitte ses fonctions de PDG de Seat et Cupra

Les bouleversements au niveau de la direction générale se poursuivent dans l'industrie automobile. La nouvelle du départ de Jim Rowan, PDG de Volvo, s'est à peine calmée que le groupe Volkswagen annonce le départ de Wayne Griffiths, patron de Seat et de Cupra. Le départ de Griffiths est toutefois différent. 

Le départ soudain de M. Griffiths s'est fait à sa demande, car il cherche de ’nouveaux défis“, bien qu'aucune étape précise n'ait été divulguée. L'annonce met fin aux quatre années passées par M. Griffiths à la tête des filiales espagnoles de VW. Le chef de la production et de la logistique de Seat, Markus Haupt, assurera l'intérim en attendant qu'un remplaçant permanent soit trouvé.

Renforcer Cupra

M. Griffiths est un vétéran du groupe VW depuis 1989. Il a pris la direction de l'entreprise en 2020, à une époque troublée. Seat perdait de l'argent et la nouvelle marque Cupra, une idée de son prédécesseur Luca di Meo, n'en était qu'à ses débuts. Sous la direction de M. Griffith, Cupra est passée d'une sous-marque sportive à l'une des marques automobiles à la croissance la plus rapide d'Europe.

Le lancement en 2021 de la Cupra Born, une voiture entièrement électrique, souligne sa volonté d'électrification et de différenciation des marques, et contribue à ancrer l'engagement de l'entreprise en faveur de l'innovation et de la durabilité.

M. Griffiths quitte l'entreprise alors que les marques reposent sur des bases solides. En 2024, Seat et Cupra ont livré ensemble plus de 558 000 véhicules dans le monde, chaque marque affichant une croissance de 7,5 % d'une année sur l'autre. Le bénéfice d'exploitation a atteint 633 millions d'euros, ce qui représente un revirement par rapport à l'encre rouge qui a marqué les premiers jours du mandat de M. Griffiths.

‘Un vrai passionné d'automobile’

Néanmoins, son départ intervient à un moment crucial. M. Griffiths s'était inquiété des nouveaux droits de douane imposés par l'UE sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, qui ont une incidence directe sur la Cupra Tavascan fabriquée en Chine.

Face à des droits de douane de 20,7 %, la viabilité du modèle a été remise en question. M. Griffiths a prévenu que si les droits de douane n'étaient pas réduits ou éliminés, cela pourrait entraîner des pertes d'emplois et obliger Cupra à supprimer la Tavascan de sa gamme. “Si Cupra est en danger, Seat l'est aussi”, a-t-il prévenu quelques mois avant son départ.

Le PDG de la marque Volkswagen, Thomas Schäfer, qui préside également le conseil de surveillance de Seat et Cupra, a fait l'éloge des contributions de M. Griffiths. ’Il a fait un excellent travail en construisant la marque Cupra et en restructurant l'entreprise“, a déclaré M. Schäfer. ”Il est, dans le meilleur sens du terme, un vrai passionné de voitures.“

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