La société flamande de transport public De Lijn prévoit depuis longtemps de déployer des bus autopilotés, mais les projets ne semblent pas se concrétiser. Par exemple, un projet pilote était en cours à Louvain.
Cependant, la procédure d'appel d'offres pour le contrat-cadre semble avoir été suspendue. L'ambition de disposer d'une connexion opérationnelle d'ici 2026 semble compromise.
Des défis technologiques encore importants
En 2015, De Lijn a déjà expérimenté pour la première fois des bus autopilotés. Cependant, les différents projets initiés sur le transport autonome, dont un à l'aéroport de Bruxelles, ont tous été suspendus car, selon De Lijn, la technologie n'était pas encore prête.
Bien que des bus autonomes, souvent des navettes, soient déjà en circulation dans plusieurs villes européennes, dont Lyon, Barcelone, Malaga et Aalborg, la plupart des services de bus autonomes en sont encore à la phase d'essai ou de pilotage et fonctionnent à une échelle limitée.
L'année dernière, De Lijn a toutefois ressorti les plans du frigo, cette fois avec un projet pilote à Louvain visant à disposer d'une connexion opérationnelle d'ici 2026. Mais les projets ne se déroulent pas tout à fait comme prévu. Les développements récents montrent que la technologie doit encore faire face à des défis importants.
Louvain reste un site d'essai
“La réponse initiale des fournisseurs n'a pas pleinement répondu aux attentes administratives et juridiques, et en plus, de nouveaux acteurs forts entrent sur le marché européen”, déclare le député CD&V An Christiaens, qui a interrogé la ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder (N-VA) à ce sujet.
La procédure d'appel d'offres pour le contrat-cadre a été suspendue, ce qui rend le calendrier initial incertain. Bien que Louvain reste un site d'essai, le calendrier exact du déploiement opérationnel des bus De Lijn à conduite autonome n'est pas clair pour l'instant.
Selon M. Christiaens, s'il est bon que De Lijn continue à se concentrer sur des solutions de mobilité innovantes, cette technologie doit également être utilisée avec prudence. “Les bus autopilotés peuvent jouer un rôle important dans la mobilité de demain, mais la sécurité routière et l'utilisation efficace de l'argent des contribuables doivent toujours avoir la priorité’, affirme M. Christiaens.



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