Le service fédéral Mobilité & Transports et la fédération sectorielle Febiac ont partagé leurs données concernant le nombre d'immatriculations de véhicules en avril 2025. Au cours de la même période, 37.812 voitures ont été immatriculées, soit 4,7% de moins qu'il y a un an. Fait notable : le marché des acheteurs de voitures individuelles a (à nouveau) augmenté de 7,7%, tandis que le marché professionnel des voitures de société a (à nouveau) diminué de -12,1%.
Si l'on considère les quatre premiers mois de cette année, la baisse des immatriculations est proche de 10 % (-9,2%), avec un total de 158 751 voitures immatriculées, contre 174 839 en 2024.
La tendance pour les véhicules utilitaires légers reste positive : +8,2% en avril et +10,5TP3T en cumul sur les quatre premiers mois. Il en va de même pour les camions de moins de 16 tonnes, avec respectivement +3,1% et +4,5%. Les immatriculations de camions plus lourds diminuent légèrement : -4% en avril et -2,9% en cumul.
Les deux-roues motorisés semblent s'être remis des changements législatifs de janvier (règles d'émission plus strictes). Leurs immatriculations ont augmenté de 3% en avril par rapport à l'année dernière, réduisant la régression cumulée de cette année à -9,4%.
Par marque
La liste des marques qui progressent et de celles qui ralentissent permet également de déceler ce glissement du marché des acheteurs professionnels vers les acheteurs individuels. Les fabricants qui vendent davantage aux acheteurs individuels progressent ou perdent légèrement, tandis que les marques fortes du secteur de la location souffrent davantage.
BMW reste en tête, mais enregistre une légère baisse de ses ventes (-5,5%) et une part de marché de seulement 10%. Le numéro deux, Volkswagen, voit également ses ventes diminuer (-16%), tandis qu'Audi (6e au classement) voit ses ventes régresser de 20,3%. Volvo (10ème) fait face à une baisse de 37,1% des immatriculations, tandis que Tesla (19ème), encore une fois, est le plus grand perdant ici, avec -55,3% par rapport au mois d'avril de l'année dernière. En tant que marque premium, seule Mercedes (4ème) parvient à se maintenir (+1%).
Les autres perdants notables sont Toyota (8ème), avec 25,4% d'immatriculations en moins, Hyundai (16ème, -31,5%), Seat (-39,4%), et Mazda (27ème, -57,4%).
Les gagnants du mois se situent principalement dans les deux groupes français, Stellantis et Renault, tandis que les Chinois renforcent lentement leur présence. Au sein du groupe Renault, Dacia occupe la troisième place du classement, malgré une légère baisse des ventes (-2,9%). Renault obtient la 7ème place, malgré une baisse des immatriculations de 2,6%.
Le plus spectaculaire est l'augmentation des ventes de Peugeot (5ème) en avril, pour la première fois depuis longtemps dans le top 5 avec une progression de 129,9%. Les autres marques Stellantis qui se portent bien sont Opel (13ème, +11,3%), Fiat (24ème, +16,7%), Jeep (28ème, +19,5%), et Alfa Romeo (30ème, +68,8%). D'autres grimpeurs notoires sont Ford (12e, +39,5%), Mini (17e, +179,4%), et Cupra (18e, +170,7%), qui dépasse désormais la marque sœur Seat et compense largement ses pertes. Lexus (31e, +49,5%) ne suit pas la tendance des autres marques haut de gamme, peut-être parce qu'elle est un peu moins dépendante du marché professionnel.
Enfin, les Chinois poursuivent leur progression, lentement mais inéluctablement. La première marque chinoise, MG, est 23ème et voit ses ventes augmenter de 23,3%, et BYD se rapproche (26ème, +89,1%). Les autres entreprises chinoises qui font leur apparition sont XPeng (32e), Leapmotor (35e), et Omoda (39e). Lynk & Co (37e, +42,9%) semble avoir arrêté sa chute, tandis que Smart (40e, -46,3%) continue de lutter.
Sous ces latitudes plus basses, Alpine (38e, +66,8%), Ferrari (42e, +60%) et Lamborghini (45e, +40%) tirent leur épingle du jeu. Bentley (47e) a plus que doublé ses ventes, mais en passant de 6 à 13 voitures, bien sûr. Maserati (49e, -42,1+) et Lotus (50e, -66,7%) sont tombés de leur nuage.
Étonnamment, Subaru (44e, -42,8%) se trouve également dans les parties les plus basses du classement, tandis que Jaguar (55e, -86,1%) a presque complètement disparu, vendant six voitures en avril 2025 contre 43 l'année dernière au cours du même mois.
Cumulé
Si l'on examine le classement pour les quatre premiers mois de 2025, BMW reste confortablement en tête avec une part de marché de 11,8%, suivi par Volkswagen (9,3%), Mercedes (7,4%), Renault (6,4%), et Dacia (6,3% de part de marché). Audi retombe à la 6ème place (6,3% de part de marché au lieu de 8,1%), tandis que Peugeot remonte la pente (5,6% de part de marché au lieu de 4,1%). Toyota est maintenant à la huitième place (5,2%), Kia suit à la neuvième place (4% de part), et Skoda (10ème, 3,9%) a réussi à dépasser Volvo (11ème), qui a vu sa part de marché diminuer de 6,3% à 3,8%.
Ford (12e), Opel (15e) et Nissan (16e) progressent à nouveau. Mini (18e) fait un bond spectaculaire, passant de 0,8% à 1,6% de part de marché. Tesla (17e) a pris la direction opposée, voyant sa part de marché chuter de 4,9% à 2,3%. Les autres marques situées dans la partie inférieure du classement qui ont vu leur part de marché augmenter sérieusement sont Cupra, BYD, Polestar, Alfa Romeo, Xpeng, KG Mobility, Leapmotor et Alpine.


