Le port d'Anvers inaugure le premier remorqueur électrique d'Europe

Depuis hier, le Volta 1, premier remorqueur électrique d'Europe, navigue dans la zone portuaire d'Anvers. Avec la mise en service du Volta 1, le port fait un pas de plus vers l'écologisation.

À long terme, le port souhaite qu'aucun remorqueur ne fonctionne plus au diesel, car ce carburant est encore à l'origine d'un grand nombre d'émissions. Plus tôt, le port a également mis en service un remorqueur fonctionnant au méthanol et un autre à l'hydrogène.

Premier de 6 RSD-tugs

Le Volta 1 a une force de traction de 70 tonnes, ce qui lui permet d'atteindre les mêmes performances qu'un remorqueur diesel traditionnel. Les batteries sont complètement chargées en deux heures, après quoi le navire, qui peut être utilisé comme remorqueur avant et arrière, peut naviguer pendant 12 heures.

Le navire a été construit par le groupe néerlandais Damen Shipyards au Vietnam et est arrivé à Anvers en novembre 2024 après un voyage de plus de 10 000 km. Il s'agit du premier des six remorqueurs à propulsion arrière inversée (RSD) destinés au port d'Anvers-Bruges. Un remorqueur RSD est conçu selon le principe de la double proue et équipé d'un skeg Twin Fig breveté pour une stabilité et une manœuvrabilité optimales

La station de recharge de 1,5 mégawatt

Environ la moitié des remorqueurs sont verts

Selon Jacques Vandermeiren, directeur général du port d'Anvers-Bruges, le Volta 1 est un bon exemple de la stratégie d'intégration active des technologies durables. “En tant que port mondial, nous assumons notre responsabilité de tirer le secteur maritime vers la transition énergétique”, explique M. Vandermeiren. “Au cours de l'année et demie écoulée, nous avons présenté les premiers remorqueurs au monde fonctionnant à l'hydrogène et au méthanol. En testant ces technologies côte à côte dans la pratique, nous pouvons déterminer quelle solution est la plus performante en termes d'émissions, de coûts, d'autonomie et de performances.”

Aujourd'hui, environ la moitié des 20 remorqueurs utilisés par l'autorité portuaire, et dont le service représente près de 85% d'émissions de CO2 liées au port, sont plus ou moins ‘verts’. Huit remorqueurs à moteur diesel utilisent un système qui réduit leurs émissions de 40%. Il y a donc en plus un remorqueur à l'hydrogène, un au méthanol (gris) et un à l'électricité.

Le méthanol gris est fabriqué à partir de combustibles fossiles tels que le gaz naturel. Un jour, cependant, ce navire devra fonctionner avec des carburants plus propres tels que le méthanol vert ou bleu. Le méthanol gris libère toujours du CO2, mais les émissions de suie et d'oxyde d'azote sont plus faibles. Même la production d'hydrogène aujourd'hui se fait encore en partie à partir de gaz. Pour les grands navires, l'industrie se tourne donc de plus en plus vers l'ammoniac.

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