A partir du 1er octobre, la ville de Bruges désignera la quasi-totalité du centre-ville comme zone cyclable. Les 90 ‘rues cyclables’ actuelles seront complétées par 300 autres.
Seules les routes d'accès à la ville et la route De Lijn seront exclues de l'extension de la zone cyclable. Cette mesure est nécessaire pour garantir la continuité de l'accessibilité au centre-ville et le bon fonctionnement des transports publics.
“Nous voulons rendre le centre-ville encore plus attrayant pour les cyclistes, sans perdre de vue l'accessibilité pour les autres usagers de la route”, déclare Dirk De fauw, bourgmestre de Bruges.
Le plus grand nombre de rues cyclables en Belgique
Il y a moins de dix ans, Bruges a inauguré ses premières rues cyclables. Jusqu'à récemment, le centre-ville comptait 90 rues cyclables, soit environ 13 km de pistes cyclables. Avec cette extension, la ville comptera bientôt environ 87 kilomètres de rues cyclables, ce qui est le nombre le plus élevé de Belgique.
Jusqu'à récemment, selon certaines sources, la ville de Gand (en Belgique) possédait la plus grande zone cyclable d'Europe. La ville compte près de 400 km de pistes cyclables et plus de 700 rues à sens unique où les cyclistes sont autorisés à rouler à contre-courant de la circulation.
Un “boulevard cyclable” est un endroit où les voitures sont considérées comme des “invités” et doivent rester derrière les cyclistes. Dans d'autres pays, par exemple, Groningen (Pays-Bas), Copenhague (Danemark) et Barcelone (Espagne) sont des villes favorables au vélo.
Qu'est-ce qu'une ‘rue cyclable’ ?
Dans ce que l'on appelle une ‘rue cyclable’, les cyclistes sont autorisés à utiliser la totalité de la voie, tandis que les voitures et les motos n'ont pas le droit de dépasser. La vitesse est limitée à 30 km/h.

Un panneau de signalisation bleu représentant un vélo blanc et une voiture rouge marque le début d'une rue cyclable.
Résistance
L'extension annoncée de la zone cyclable dans le centre de Bruges a déjà rencontré une résistance politique. Jasper Pillen (Voor Brugge), par exemple, ne pense pas que ce soit une bonne idée.
“Il est impossible de faire respecter cette règle”, déclare-t-il. “Dans de nombreuses rues, ce n'est pas nécessaire et cela ne fera que susciter des discussions. En outre, de nombreux cyclistes ne se sentent pas à l'aise avec une voiture derrière eux en permanence. De plus, le fait que certaines rues ne fassent pas partie de la zone cyclable ne fera qu'accroître la confusion.”
Le parti politique N-VA à Bruges accuse également le conseil municipal d'un “manque de vision à long terme”.


