La ville de Prague a décidé d'interdire les scooters électriques en partage ou en location sur son territoire à partir de janvier 2026. À partir de cette date, les fournisseurs de scooters électriques partagés ne seront pas autorisés à exercer leur activité, sauf s'ils disposent de contrats spécifiques. Prague n'interdit pas totalement le concept des scooters électriques partagés, mais interdit les activités non réglementées.
Ces contrats préciseront les lieux de stationnement des véhicules, les exigences en matière de partage des données et les zones d'utilisation. L'interdiction ne concerne pas les scooters électriques privés, mais uniquement ceux fournis par les sociétés de location.
Aujourd'hui, les scooters électriques partagés - notamment fournis par Lime et Bolt - sont particulièrement populaires dans la capitale tchèque. Les touristes les utilisent en grand nombre pour explorer la ville. À partir de janvier 2026, ils devront compter sur la marche, les vélos partagés et les transports publics.
Référendum local
L'interdiction intervient après des années de plaintes des habitants concernant les véhicules mal garés, les scooters qui bloquent les trottoirs, la conduite dangereuse dans les zones piétonnes et un nombre croissant d'accidents, y compris des accidents mortels. Un problème connu, également ailleurs. Lors d'un référendum local, 82% des habitants de la ville se sont prononcés en faveur d'une telle interdiction.
Les statistiques d'accidents montrent un nombre élevé de blessures liées aux scooters par rapport aux vélos partagés. Au cours d'une année récente, Prague a enregistré 47 accidents impliquant des scooters électriques partagés et seulement deux accidents impliquant des vélos partagés.
Zones désignées
SToutefois, les vélos électriques et les bicyclettes à frein resteront disponibles et sont présentés comme des solutions de remplacement. La ville désignera des zones spécifiques sur les trottoirs et dans les rues pour le stationnement des vélos, ce qui rendra leur utilisation plus ordonnée.
Cette interdiction s'inscrit dans une tendance européenne plus large visant à réglementer la micromobilité et à réduire la congestion urbaine.


