Près de 30% des conducteurs arrêtés pour conduite sous l'influence de stupéfiants avaient consommé plusieurs substances à la fois, selon les derniers chiffres publiés par l'Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) en Belgique. Conducteurs testent de plus en plus souvent plusieurs drogues simultanément. La kétamine, drogue récréative, apparaît également plus fréquemment dans les cas de conduite en état d'ivresse.
L'année dernière, le NICC a analysé 8 300 échantillons de salive (8 289 pour être précis) et près de 88% se sont révélés positifs à la drogue. Le pourcentage de conducteurs consommant plusieurs drogues simultanément a fortement augmenté, passant de 20% il y a cinq ans à près de 30% aujourd'hui., ce qui est alarmant. “La combinaison de drogues augmente considérablement les risques sur la route ”, met en garde le NICC.
Consommation de plusieurs drogues
La consommation combinée de drogues est non seulement plus difficile à détecter, mais elle est également plus dangereuse. Les effets de différentes substances peuvent se renforcer mutuellement. La combinaison la plus courante est celle du cannabis et de la cocaïne, qui a été constatée dans plus de la moitié des cas (54%).
L'année dernière, 65% ont été testés positifs au cannabis, 48% à la cocaïne. Alors que seuls 6% de conducteurs ont été testés positifs à cette drogue, la kétamine apparaît de plus en plus souvent dans les résultats des laboratoires. Le NICC affirme qu'il ne s'agit plus seulement d'une ‘ drogue festive ’ et qu'elle peut provoquer une désorientation et des hallucinations, ce qui est extrêmement dangereux au volant.
‘ Drogue récréative ’
La kétamine est un anesthésique utilisé dans les hôpitaux et en médecine vétérinaire, et les chercheurs le rencontrent de plus en plus fréquemment dans les cas de conduite en état d'ivresse. Cependant, la kétamine ne figure pas encore dans le code de la route belge.
La prévalence des conducteurs sous l'emprise de stupéfiants, détectés grâce à des tests salivaires, est en augmentation, et la polyconsommation est particulièrement préoccupante car les effets combinés sont plus complexes à prévoir et à évaluer sur le bord de la route.
La législation belge actuelle en matière de circulation routière ne mentionne qu'un nombre limité de drogues (comme le cannabis, la cocaïne et certaines amphétamines) pouvant faire l'objet d'un dépistage salivaire lors d'un contrôle routier. La kétamine, les nouvelles substances psychoactives (par exemple, la méphédrone) et d'autres composés émergents ne sont pas encore inclus dans les protocoles de dépistage routier.
Cela signifie que dans Dans la pratique, la détection des drogues atteint les limites des tests rapides de salive actuellement utilisés par la police. Un laboratoire pourrait identifier les drogues, mais les lois sur la circulation routière l'interdisent.
Alcool
De plus, l'alcool reste un problème dans la circulation routière. En Belgique, environ 9 % des conducteurs impliqués dans des accidents avec blessés avaient un taux d'alcoolémie supérieur à la limite légale. Des enquêtes observationnelles montrent qu'environ 1,6 % de tous les kilomètres parcourus en Belgique le sont sous l'influence de l'alcool, ce chiffre passant à environ 7 % les nuits de week-end. L'alcool reste la principale cause des accidents mortels et des accidents graves liés à la conduite avec facultés affaiblies en Europe.


