La qualité de l'air à Pékin est meilleure que jamais grâce aux véhicules électriques sans conducteur (NEV)

La qualité de l'air à Pékin est meilleure que jamais. En 2025, la ville a enregistré plus de 340 jours de qualité de l'air ‘bonne’ ou ‘modérée’, grâce à des réglementations strictes en matière d'émissions et au nombre croissant de véhicules électriques dans les villes chinoises. Les jours de forte pollution sont passés de dizaines par an au début des années 2010 à presque zéro.

Au cours de la dernière décennie, Pékin a connu une transformation spectaculaire de son parc automobile et de la qualité de l'air urbain. Autrefois tristement célèbre pour son smog, la ville affiche aujourd'hui le niveau de pureté de l'air le plus élevé jamais enregistré, une amélioration étroitement liée à des réglementations environnementales strictes et à l'essor rapide des véhicules à énergie nouvelle (NEV).

Jeux olympiques

En 2008, Pékin a accueilli les Jeux olympiques, présentant au monde entier la ville chinoise et son ciel gris. Les images de la ville polluée et de son smog ont été utilisées en dehors de la Chine pour critiquer le pays, mais elles ont également servi de signal d'alarme pour la ville et le pays.

Pékin s'est donné beaucoup de mal pour assainir le ciel, avec des mesures d'urgence telles que la fermeture d'usines et de centrales au charbon et la restriction de la circulation des automobilistes pendant la période précédant les jeux. Ces mesures d'urgence ont été utiles, mais il est évident qu'elles ne constituent pas une solution à long terme.

La pollution de l'air à Pékin a continué à s'aggraver pendant plusieurs années après les jeux, alors que la Chine poursuivait son industrialisation, sa croissance et son urbanisation. Toutefois, depuis le pic atteint en 2013, la ville a connu une forte baisse de la pollution.

PM2,5

Cette semaine, Pékin a fait état d'une concentration moyenne de PM2,5 de 27 µg/m³ en 2025, en baisse par rapport à une moyenne de plus de 100 en 2013. Les PM2,5 sont les particules les plus petites et sont particulièrement nocives pour les poumons.

Ce changement résulte de la politique gouvernementale visant à réduire le smog, y compris les restrictions imposées à l'industrie lourde. Toutefois, une part importante de ce changement est imputable à l'essor des véhicules électriques en Chine. L'industrie chinoise des véhicules électriques a vu ses ventes augmenter considérablement ces dernières années.

En 2020, seulement 5% des nouvelles voitures vendues en Chine étaient rechargeables, et en 2025, ce nombre était passé à plus de 50%. La transformation est évidente dans les villes chinoises, où le bruit et la pollution diminuent rapidement à mesure que les voitures deviennent électriques.

Véhicules à énergie nouvelle

En cinq ans, les NEV ont pratiquement triplé en chiffres absolus. En proportion du parc automobile total de Pékin, les NEV sont passés d'environ 6% en 2020 à 9% en 2022 et à près de 15% en 2025. En conséquence, la part relative des véhicules à moteur à combustion interne a diminué, même si leur nombre absolu n'a baissé que lentement.

Les NEV ont joué un rôle essentiel dans l'amélioration de la qualité de l'air à Pékin en réduisant les émissions des pots d'échappement, une source importante d'oxydes d'azote (NOx) et de particules fines (PM2,5) dans les villes denses.

L'assainissement de l'air à Pékin n'est pas le fruit d'une technologie unique, mais les véhicules électriques sont désormais un pilier central de la stratégie de lutte contre la pollution de la ville. D'ici 2030, Pékin devrait être une ville où les véhicules électriques sont monnaie courante et où les formes les plus graves de pollution atmosphérique liée à la circulation ont été largement atténuées.

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