Le constructeur de trains espagnol CAF souhaite collaborer avec Alstom à Bruges pour construire des rames pour la SNCB. Alstom a perdu le contrat et a contesté en vain cette décision devant le Conseil d'État. Les syndicats d'Alstom Bruges craignaient que la perte du contrat ne sonne le glas de l'usine.
La collaboration entre CAF et Alstom Bruges se fait à la demande expresse du ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke (Les Engagés), qui a également rendu la nouvelle publique lors de l'ouverture d'un nouvel atelier NMBS/SNCB à Ostende.
Les détails de la collaboration ne sont pas encore clairs
Avec NMBS/SNCB, le ministre a souligné l'importance de l'emploi local. “Tant par la sous-traitance que par le développement d'activités d'assemblage dans notre pays”, a déclaré M. Crucke.
“Dans ce contexte, CAF entamera bientôt des discussions avec la direction d'Alstom. Si la volonté et la capacité d'Alstom sont confirmées et que le coût économique reste conforme aux conditions du marché, il s'agira d'une voie importante”, a déclaré le ministre à propos des 180 rames que CAF construira pour NMBS/SNCB.
La CAF a depuis confirmé sa volonté de conclure un partenariat avec Alstom. Toutefois, la nature de ce partenariat n'est pas encore claire. “J'ai demandé aux trois parties de s'asseoir et de discuter de la manière dont elles peuvent travailler ensemble”, a déclaré le ministre. “Alstom a la capacité, il serait donc dommage de la perdre.”
‘Crucial pour l'emploi local’
À la fin de l'année dernière, le groupe français Alstom a annoncé que 150 des 585 emplois à Bruges seraient supprimés. serait Elle ne sait pas encore grand-chose de cette collaboration. “Nous avons lu la déclaration, mais nous ne connaissons pas les intentions de la CAF.”
Le député Frank Demon (CD&V), qui est également échevin à Bruges, se réjouit de cette nouvelle. “Il s'agit sans aucun doute d'une bonne nouvelle. Une collaboration entre CAF et Alstom Bruges est essentielle pour maintenir l'emploi local et une expertise ferroviaire précieuse dans notre pays”, déclare M. Demon.
“Après des mois d'incertitude, il y a enfin un nouvel espoir pour Alstom et les nombreux employés du site de Bruges. Je continuerai à suivre ce dossier de près dans les mois à venir pour m'assurer que ces intentions se traduisent effectivement par des résultats concrets.”


