Amsterdam interdit les navires de croisière en mer

La ville La ville d'Amsterdam veut interdire les croisières maritimes à partir de 2035. Le terminal de passagers d'Amsterdam (PTA) doit disparaître.

Il s'agit de l'une des décisions les plus ambitieuses prises par une grande ville portuaire européenne dans le cadre du débat sur le tourisme de croisière, la pollution atmosphérique et l'espace urbain. Le départ du terminal présente “des avantages évidents en termes de durabilité et d'environnement”, déclare Hester van Buren, conseiller portuaire.

Elle souligne que les grands navires sont très polluants, car ils émettent des quantités importantes de CO2, de particules et d'azote. Les navires nuisent au climat, amènent des hordes de touristes dans notre ville et bloquent le pont de l'IJ.

Risque financier

Le débat est moins motivé par le nombre de navires que par leur empreinte polluante disproportionnée, en particulier dans les villes denses comme Amsterdam. Un seul grand navire de croisière émet 120 à 150 tonnes de CO₂ par jour lorsqu'il est à quai, 3 à 6 tonnes d'oxydes d'azote (NOx) par jour, une cause clé de la pollution atmosphérique urbaine, ainsi que d'importantes particules fines (PM2,5) et des oxydes de soufre, des polluants que les véhicules routiers n'ont plus le droit d'émettre.

Le déplacement du terminal passagers d'Amsterdam est techniquement possible mais financièrement risqué. L'arrêt des croisières maritimes entraînerait une perte de revenus de 46 millions d'euros pour la ville d'Amsterdam. droits de port maritime et taxe de séjour - depuis plus de trente ans. Toutefois, selon l'échevine, une compensation peut être trouvée dans le réaménagement de la Veemkade et la réaffectation de la zone d'amarrage du Coenhaven.

Seulement la croisière fluviale

La fermeture du terminal de croisière maritime aura des répercussions sur l'emploi direct et indirect, mais selon Mme Van Buren, les inconvénients du terminal l'emportent sur les avantages. Elle estime que le transport maritime de croisière est de plus en plus en contradiction avec les objectifs de l'Union européenne. avec la vision de la ville, qui donne la priorité à l'habitabilité, à l'espace et à la durabilité.

En 2023, le conseil municipal a adopté une motion du parti D66 demandant l'interdiction des navires de croisière et la relocalisation du terminal. Depuis, le conseil exécutif a réduit de moitié le nombre de navires de croisière en mer, qui est passé de 190 à un maximum de 100 par an. Les croisières fluviales sont toujours autorisées à accoster à Veemkade. L'arrêt des croisières maritimes est l'une des mesures que le conseil municipal souhaite prendre pour lutter contre le surtourisme et rendre la ville plus durable.

La Belgique est encore relativement favorable aux croisières

D'autres villes européennes ont pris des mesures similaires pour lutter contre la pollution et le surtourisme causés par les navires de croisière. Venise a interdit l'accès de sa lagune historique aux grands navires de croisière, Barcelone et Dubrovnik ont plafonné le nombre de navires pour freiner le surtourisme, et Marseille n'a pas interdit les croisières, mais a poursuivi les capitaines et les exploitants de navires pour émissions illégales de soufre, montrant ainsi que la pollution maritime peut être combattue par les tribunaux.

La Belgique, en revanche, reste relativement favorable aux croisières : Zeebrugge limite les escales quotidiennes et prévoit une alimentation à quai, tandis qu'Anvers continue d'accueillir un nombre modeste de navires sans plafonnement.

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