Un petit ‘dunkelflaute’ qui plane sur la Belgique provoque une flambée des prix de l'électricité. Le terme ‘dunkelflaute’ est une combinaison des mots allemands ‘dunkel’, qui signifie ‘sombre’, et ‘Flaute’, qui signifie ‘accalmie’, décrit l'apparition simultanée de l'obscurité et d'une accalmie dans l'activité du vent. Les dunkelflautes se produisent plusieurs fois par hiver dans le nord-ouest de l'Europe. Ils durent généralement de 1 à 3 jours.
Ce phénomène est dû au temps gris et sans vent prévu, qui entraîne une très faible production d'énergie renouvelable. Lorsque la production d'énergie renouvelable diminue, le système électrique doit faire appel aux centrales à gaz et aux importations, qui sont plus coûteuses.
Prix marginaux
Ces sources fixent souvent le prix marginal sur le marché de gros. Hier, sur le marché de gros de l'électricité, il fallait payer jusqu'à 135 euros par mégawattheure pour recevoir de l'électricité aujourd'hui.
La Belgique couvre les dunkelflautes en utilisant des centrales électriques au gaz, les importations, la capacité de réserve stratégique et la réduction temporaire de la demande par les grands consommateurs. Les dunkelflautes constituent un test de résistance pour un système basé sur les énergies renouvelables. Ils soulignent l'importance du stockage de l'énergie, de la flexibilité de la demande et d'une meilleure répartition géographique des énergies renouvelables.
Même en été, une telle journée grise et sans vent peut se produire. Faire fonctionner les climatiseurs dès que le soleil disparaît peut alors entraîner une hausse des prix de l'électricité. Au lieu d'un ‘dunkelflaute’ (bleu foncé), nous parlons alors d'un ‘hitzeflaute’.’


