Plus d'argent, plus d'ambitions, mais toujours pas assez pour le changement climatique en Belgique

En début de semaine, la Commission européenne, dans son évaluation du Plan national pour l'énergie et le climat (PNEC), a reconnu que la Belgique avait revu ses ambitions à la hausse, mais que le pays devait encore faire des progrès dans le domaine de l'énergie. efforts supplémentaires dans les domaines des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.

Les dépenses de protection de l'environnement en Belgique atteindront 18 milliards d'euros en 2023, soit 3% du PIB, selon le Bureau fédéral du Plan. Cela représente une augmentation de 50% au cours de la dernière décennie, contre 12 milliards d'euros en 2014.

Gestion traditionnelle de l'environnement

La plupart des dépenses ont été consacrées aux services environnementaux domestiques, principalement la gestion des déchets (47%) et le traitement des eaux usées (environ 25%).

Les autres services environnementaux, tels que la lutte contre la pollution de l'air, la réduction des émissions, l'assainissement des sols et la protection de la biodiversité, ne représentaient que 28% de la production totale, ce qui indique que les dépenses restent concentrées sur la gestion traditionnelle de l'environnement plutôt que sur l'action transformationnelle en faveur du climat.

Les transferts environnementaux des gouvernements sont passés de 2 milliards d'euros en 2022 à 2,4 milliards d'euros en 2023, les principaux bénéficiaires étant les domaines de l'énergie et de l'eau.

Les transferts aux entreprises ont augmenté d'un tiers au cours de l'année, la Flandre représentant 77% de ce soutien. Le financement environnemental provenant de l'étranger, y compris des sources de l'UE, a également augmenté.

Régions

En ce qui concerne l'efficacité énergétique, le ministre de l'énergie Mathieu Bihet (MR) a fait référence aux régions. En ce qui concerne les énergies renouvelables, le ministre a noté que la Commission a répondu positivement à la transposition par la Belgique de la directive sur les énergies renouvelables et aux procédures qui y sont associées. “La part des énergies renouvelables dans la consommation finale sera revue à la hausse une fois la conversion achevée”, a expliqué M. Bihet dans l'hémicycle.

La directive vise à accélérer l'octroi des permis, notamment en identifiant des zones spéciales, et devrait également simplifier les procédures. Enfin, le ministre a souligné l'importance d'une concertation efficace entre le niveau fédéral et les régions, compte tenu de la répartition des compétences dans le secteur de l'énergie.

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