Mardi, le Parlement européen ont approuvé, à une large majorité, le nouvel objectif climatique de l'Union européenne visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 90% par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2040 - 413 députés ont voté pour, 226 contre.
Le nouvel objectif doit encore être approuvé par les pays de l'UE, ce qui est prévu pour le mois de mars et considéré comme une formalité.
L'UE s'est déjà fixé des objectifs contraignants en matière de climat pour 2035 et 2050, et le nouvel objectif constitue une étape intermédiaire vers la neutralité climatique d'ici à 2050, ce qui signifie qu'elle n'émet pas plus de gaz à effet de serre qu'elle n'en absorbe.
Les députés a voté par 413 voix pour, 226 voix contre et 12 abstentions en faveur de la modification de la loi sur le climat.
55% d'émissions en moins d'ici 2030
D'ici à 2030, les émissions doivent diminuer de 55% par rapport aux niveaux de 1990. Selon l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), l'UE est en bonne voie pour atteindre l'objectif de 2030.
L'accord prévoit que 5% des réductions requises peuvent être réalisées par le biais de compensations internationales. Cela signifie qu'à partir de 2036, les États membres de l'UE seront autorisés à compenser 5 % de leurs émissions en dehors de l'Europe en achetant des crédits de CO2, les fameux ‘crédits de carbone’ qui comptent comme des réductions nationales.
Comme convenu précédemment avec les États membres, le lancement du système d'échange de quotas d'émission dans des secteurs tels que les transports et le chauffage des bâtiments (ETS2) sera reporté d'un an, jusqu'en 2028. En outre, la Commission européenne doit évaluer et ajuster l'objectif tous les deux ans.
Un affaiblissement significatif
Les États membres et le Parlement sont parvenus à un accord sur le nouvel objectif climatique à la fin de l'année dernière. La proposition initiale de la Commission a été considérablement affaiblie. Parmi les partis belges, le Vlaams Belang et la N-VA ont voté contre l'amendement à la loi sur le climat mardi.
La N-VA plaide pour “une voie climatique réaliste qui accélère l'innovation et la technologie, protège la compétitivité, maintient les emplois et la production stratégique en Europe, et n'étouffe pas financièrement les familles et les entreprises”.”


