À partir du 1er juillet, les émissions de CO2 des véhicules seront prises en compte dans le calcul du tarif kilométrique des camions en Flandre. Plus le camion est respectueux de l'environnement, plus le tarif est bas. C'est ce qu'a annoncé Viapass, l'organisme qui coordonne la redevance kilométrique en Belgique.
Ce changement de taux s'aligne sur les exigences européennes et vise à encourager l'écologisation du parc automobile. Des pays comme l'Allemagne, l'Autriche et le Danemark appliquent déjà cette réglementation.
Pour l'instant, uniquement en Flandre
Actuellement, la taxe, introduite en avril 2016 pour les camions de plus de 3,5 tonnes, dépend du poids du véhicule, de la norme Euro et de la région où le véhicule est conduit.
À partir de juillet, la Flandre ajoutera un nouveau paramètre : la classe d'émission de CO2. La Wallonie et la région bruxelloise n'ont pas encore introduit la surtaxe CO2, mais il est probable qu'elles suivront à long terme, car les règles européennes finiront par l'exiger.
Les nouvelles classes d'émissions vont de 1 à 5. Les camions de la classe 1 sont ceux qui émettent le plus de dioxyde de carbone, tandis que la classe 5 est réservée exclusivement aux véhicules à émissions nulles (ZEV).
Par conséquent, les taux en Flandre varient de 0,010 € par km pour un camion léger à zéro émission à 0,395 € pour les camions les plus lourds et les plus polluants de la norme Euro 0. Les véhicules immatriculés pour la première fois avant le 1er juillet 2019 appartiennent automatiquement à la première classe.
Les transporteurs doivent enregistrer eux-mêmes la classe d'émission de leurs véhicules dans leur unité embarquée (OBU). Pour déterminer la classe correcte, Viapass lancera un modèle de calcul sur son site web en avril. Les utilisateurs doivent mettre à jour leurs appareils avant le 1er juillet.
Un montant supplémentaire estimé à 250 millions d'euros
Chaque jour ouvrable, une moyenne de 150 000 véhicules soumis à la redevance kilométrique circulent sur les routes de la Région flamande et de Bruxelles-Capitale, ainsi que sur celles gérées par la SOFICO en Région wallonne.
La Flandre n'utilise pas seulement la redevance comme un moyen actif d'orienter le secteur des transports vers des pratiques plus écologiques, mais compte également sur elle pour générer des revenus supplémentaires pour l'entretien des routes et la mobilité.
Pour 2027, ce montant est estimé à 250 millions d'euros. En 2024, le gouvernement flamand a généré environ 658 millions d'euros de recettes grâce à la redevance kilométrique.
Les émissions du secteur des transports ont augmenté
Selon les données les plus récentes (2024-2025) du Baromètre de la transition du SPF Santé publique et Environnement, le secteur des transports est responsable d'environ 25% des émissions totales de gaz à effet de serre de la Belgique. A titre de comparaison, en 1990, ce chiffre n'était que de 14,4%.
Les données de l'Agence flamande de l'environnement (VMM) montrent que le transport représente environ 60% des émissions d'oxyde d'azote (NOX) dans la région.


