Comme la plupart des pays européens, la Belgique est également occupée à organiser le rapatriement des Belges bloqués au Moyen-Orient en raison de l'escalade militaire en Iran. Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) travaille en étroite collaboration avec le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) à cette fin.
Actuellement, près de 26 000 Belges se trouvent dans la région touchée, dont près de 2 500 touristes. Le coût du transport militaire vers un pays voisin sûr au Moyen-Orient, à partir duquel vous devrez ensuite organiser vous-même votre retour en Belgique, sera à la charge des voyageurs.
Priorité aux touristes bloqués
La plupart des touristes belges sont actuellement bloqués au Qatar et à Dubaï, des destinations touristiques et des lieux de séjour. centres de transit dont les aéroports internationaux sont pratiquement fermés en raison du conflit. Selon M. Prévot, les demandes d'assistance consulaire proviennent donc principalement des Émirats arabes unis et du Qatar.
Actuellement, l'accent est mis sur les touristes bloqués qui se sont inscrits sur Travelers Online, le site web du Service public fédéral belge (SPF) Affaires étrangères.
Même si la Belgique envoyait des avions militaires dans la région, “nous n'avons tout simplement pas l'équipement nécessaire pour rapatrier plusieurs milliers de personnes en quelques jours”.”
Situation complexe
L'évacuation des avions militaires peut prendre plusieurs jours. L'espace aérien au-dessus des zones touchées doit être dégagé et les défis logistiques sont énormes. “Je comprends l'agacement et l'impatience de nos compatriotes, mais la situation est particulièrement complexe. Nos services font ce qu'ils peuvent”, déclare M. Prévot.
La Belgique collabore avec le Luxembourg et d'autres partenaires dans le cadre de cette opération. Une trentaine de Belges actuellement bloqués à Oman reprendront l'avion pour la Belgique mercredi soir.
Le rapatriement est effectué avec l'aide du gouvernement luxembourgeois. Cinq Belges sont rentrés d'Oman mardi soir à bord d'un vol KLM en provenance des Pays-Bas.
Le ministère de la Défense fournit trois appareils : deux avions de transport A400M, chacun pouvant accueillir environ 100 passagers, et un Airbus A330 MRTT, d'une capacité d'environ 250 sièges.
Bus pour Riyadh
On ne sait pas encore quand les autres évacuations auront lieu. Selon M. Prévot, un cessez-le-feu, “même temporaire”, pourrait être suffisant pour permettre un rapatriement en toute sécurité. “J'ai plaidé cette cause auprès de mes collègues européens et des États-Unis.”
Toutefois, si les conditions de sécurité le permettent, les premiers bus transportant des Belges quitteront Doha jeudi soir à destination de Riyad, en Arabie Saoudite. De là, ils pourront rejoindre la Belgique par un vol commercial.
Des bus partiront également de Dubaï et d'Abou Dhabi à destination de Mascate (Oman) à partir de vendredi. Ils pourront ensuite voyager sur un vol militaire, mais sont également encouragés à organiser leurs propres vols de retour.
Actuellement, 374 Belges se sont inscrits pour être rapatriés par bus de Dubaï ou d'Abou Dhabi à Mascate, puis par avion à Hurghada, en Égypte. Au Qatar, 36 Belges se sont inscrits jusqu'à présent.
Frais de rapatriement
Dans l'intervalle, un numéro d'urgence a été mis en place pour les Belges concernés et le ministère des affaires étrangères les tient informés de l'évolution de la situation.
Conformément à la loi consulaire belge, les frais de rapatriement seront facturés aux voyageurs à un taux raisonnable. Ils en seront informés à l'avance. La Belgique n'affrète pas de vols commerciaux.


