L'année dernière, l'administration fiscale flamande (VLABEL) a infligé plus de 47 000 amendes à des camions qui ne respectaient pas les règles de tarification routière. Cela a généré 17,98 millions d'euros de recettes.
Dans huit cas sur dix, les conducteurs étaient étrangers, principalement originaires des Pays-Bas, de France, de Pologne, d'Allemagne et d'Espagne.
Automatiquement par le biais de caméras
Les transporteurs étrangers, en particulier, continuent d'enfreindre le système, bien qu'ils ne représentent qu'une petite minorité des 740 000 camions uniques qui traversent la Flandre chaque année. En d'autres termes, la grande majorité des chauffeurs routiers et des entreprises de transport respectent les règles et contribuent au système.
Les conducteurs néerlandais ont été les plus souvent sanctionnés (7 585 amendes). Cela représente un cinquième de toutes les amendes étrangères. La France arrive en deuxième position (5 417 amendes), suivie de la Pologne (4 599), de l'Allemagne (4 329) et de l'Espagne (2 897).
VLABEL effectue des contrôles à l'aide d'équipes de contrôle mobiles, de systèmes de contrôle fixes et mobiles le long des autoroutes et de véhicules anonymes équipés de caméras ANPR. Pas moins de 99,7% de toutes les détections sont effectuées de manière entièrement automatique par le biais de caméras.
Amendes jusqu'à 1000 euros
Le système utilise une unité embarquée (OBU) dans le camion pour enregistrer les kilomètres parcourus sur les routes à péage. L'entreprise de transport paie ensuite au kilomètre, en fonction du poids et de la classe d'émission.
Des amendes sont infligées si, par exemple, il n'y a pas d'OBU dans le camion ou s'il n'y a pas de contrat avec le fournisseur (800 euros), si l'OBU est éteint ou défectueux ou s'il est utilisé de manière incorrecte, et si aucun paiement n'est effectué pour les kilomètres parcourus (500 euros), ou s'il y a fraude ou manipulation (1 000 euros).
Selon le ministre flamand du budget, Ben Weyts (N-VA), “une application stricte est une question d'équité pour tous les transporteurs qui respectent les règles et paient correctement.
Les camions sont tout simplement un lourd fardeau pour les routes. Le produit de la redevance kilométrique servira à financer des investissements records dans nos routes”, déclare le ministre.

Toutefois, le plus gros problème n'est pas le nombre d'infractions, mais le recouvrement des amendes auprès des sociétés de transport étrangères. Il arrive qu'un véhicule ne traverse la Belgique qu'une seule fois, de sorte que l'inscription sur une liste de blocage n'est pas très utile, ou que le propriétaire soit difficile à identifier.
En outre, le recouvrement auprès des étrangers peut parfois s'avérer complexe. Depuis 2021, par exemple, il y a environ 14 millions d'euros d'amendes impayées pour des infractions à la redevance kilométrique, dont environ 13 millions d'euros sont imputables à des contrevenants étrangers.
A l'heure actuelle, VLABEL n'offre aucune possibilité d'assistance internationale au recouvrement d'une amende liée à la taxe kilométrique. Toutefois, la mise en œuvre et la ratification prévues des accords EUCARIS (European Car and Driving License Information System) permettront l'échange en temps réel de données sur les véhicules et les permis de conduire entre les institutions nationales responsables de l'immatriculation des véhicules.
En outre, le gouvernement fédéral a l'intention d'élaborer prochainement de nouveaux traités bilatéraux avec d'autres pays de l'UE.
Plus d'un milliard d'euros de recettes
La redevance kilométrique pour les transporteurs étrangers pour les camions de plus de 3,5 tonnes a été introduite en 2016. L'année dernière, elle a de nouveau généré plus d'un milliard d'euros en Belgique.
En 2025, le péage a généré 691,8 millions d'euros en Flandre, 357,4 millions d'euros en Wallonie et 10,8 millions d'euros à Bruxelles.
Pour l'ensemble de la Belgique, cela représente 1 060 millions d'euros, contre 1 016 milliards d'euros en 2024.
À partir du mois de juillet, la redevance kilométrique flamande pour les camions tiendra compte des éléments suivants les Plus le camion est respectueux de l'environnement, plus le taux est bas.


