En 2025, le nombre de morts sur les routes est tombé à son niveau le plus bas jamais enregistré. L'année dernière, 445 personnes sont décédées dans des accidents de la circulation sur les routes belges.
En Flandre, il y a eu 234 décès, soit 14 de moins (-6%) qu'en 2024, et en Wallonie, le nombre de tués sur les routes a également diminué, passant de 197 à 191 (-3%). Ces chiffres proviennent du baromètre de la sécurité routière Vias, basé sur les données de la police.
Déclin à long terme
La tendance la plus favorable a été observée chez les piétons, avec 18 décès de moins au total (de 70 à 52), le chiffre le plus bas que nous ayons jamais enregistré. Le même Une tendance positive était visible chez les cyclistes (de 86 à 79 décès) et les occupants de voitures (de 198 à 191).
Ce n'est qu'à Bruxelles que le nombre de victimes a continué à augmenter : il a même doublé, passant de 10 à 20, le chiffre le plus élevé depuis 2022. Le nombre d'accidents corporels impliquant des scooters électriques a augmenté (+31%), tout comme le nombre d'accidents corporels impliquant des cyclistes (+15%).
Le nombre record de 445 décès s'inscrit dans une tendance à la baisse à long terme, bien que celle-ci se soit ralentie ces dernières années. Depuis 1990, ce nombre a diminué d'environ 75%.
Accidents corporels
Le nombre d'accidents corporels en Belgique a augmenté de 2,9 % l'année dernière pour atteindre 36 621. La tendance pour les scooters électriques est encore plus négative : le nombre d'accidents avec blessures a augmenté de 34%, et le nombre de décès est passé de 4 à 13.
La gravité des accidents diminue depuis plusieurs années. La raison pour laquelle les accidents sont plus fréquents mais moins mortels est qu'ils se produisent généralement à des vitesses plus faibles, ce qui réduit les conséquences, explique M. Vias.
“Cette diminution de la vitesse peut être due à des limitations de vitesse plus basses et à un meilleur contrôle, ou à des systèmes d'aide à la conduite qui garantissent que les voitures ne sont pas impliquées dans des accidents, ou qu'elles le sont à des vitesses plus basses.”
Récidivistes
Selon l'institut de la circulation, il reste nécessaire de continuer à se concentrer sur les mesures qui peuvent conduire à une réduction structurelle à long terme, telles que des sanctions plus sévères pour les personnes qui ont trop bu ou qui utilisent leur téléphone portable en conduisant. M. Vias espère également qu'une approche ciblée des récidivistes sera bientôt mise en œuvre.
Jean-Luc Crucke, ministre fédéral de la Mobilité : “Nous visons zéro décès sur nos routes d'ici 2050. [...] Nous y parviendrons grâce à des sanctions plus strictes et à un meilleur suivi des conducteurs à risque. Grâce à un ensemble complet de mesures, y compris la prévention et la formation, nous sauverons des vies.”
Par rapport à d'autres pays
Au niveau européen, la Belgique compte environ 38 à 40 décès par million d'habitants, ce qui est mieux que la moyenne européenne d'environ 46 par million.
La Belgique enregistre un nombre relativement élevé de décès parmi les les jeunes conducteurs, les accidents nocturnes, les accidents liés à l'alcool, et cyclistes dans un trafic mixte. Les Pays-Bas et l'Allemagne obtiennent des résultats légèrement supérieurs à ceux de la Belgique.
Bien que les Pays-Bas comptent beaucoup plus de cyclistes que la Belgique, le nombre de tués sur les routes par million d'habitants y est systématiquement inférieur, car les Pays-Bas ont délibérément opté pour une plus grande séparation des flux de circulation : des pistes cyclables séparées longent presque tous les grands axes routiers, les intersections protégées, les ronds-points avec anneau cyclable, et moins de points de conflit entre les voitures et les usagers vulnérables de la route.
Les Pays-Bas ont également mis en place des zones à vitesse réduite dans les zones résidentielles et le long des routes de campagne depuis des années. La Belgique les a introduites beaucoup plus tard et de manière moins cohérente.
D'autre part, les Pays-Bas sont également connus pour avoir un nombre relativement élevé de décès de cyclistes, en partie parce qu'il y a beaucoup de cyclistes et que beaucoup d'entre eux sont plus âgés.


