La première ‘COP de l'océan’ aura lieu en janvier 2027 à New York.

De Du 11 au 22 janvier 2027 se tiendra la première ‘COP de l'océan’, la première réunion officielle des États ayant ratifié le traité novateur pour la protection de la haute mer.

Le traité sur la haute mer, nom officiel de la réunion, se tiendra au siège des Nations unies à New York. Ce traité régit la biodiversité en haute mer, c'est-à-dire les parties de l'océan qui échappent au contrôle national (environ 60% de l'océan).

Seulement 1% protégé

Après des années d'attente pour les défenseurs de l'océan, le traité, ratifié par 87 pays et signé par 144, est entré en vigueur sur papier fin janvier. Toutefois, la plupart des instruments qu'il propose nécessiteront des décisions spécifiques de la part des COP successives pour voir le jour, en particulier les futures zones marines protégées.

Bien que les écosystèmes marins soient menacés par le changement climatique, la pollution et la surpêche, la science a démontré l'importance de protéger ces océans, qui abondent dans une biodiversité souvent microscopique, fournissent la moitié de l'oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement en absorbant une part importante du CO2 émis par les activités humaines.

La haute mer commence là où les zones économiques exclusives (ZEE) des États se terminent, à une distance maximale de 200 milles nautiques (370 kilomètres) de la côte, et ne relève de la juridiction d'aucun État.

Aujourd'hui, seuls environ 1% de la Haute Mer, qui représente près de la moitié de la planète et 60% des océans, font l'objet de mesures de conservation. En d'autres termes, les oSeuls 1% de la haute mer sont actuellement protégés.

Légalement contraignant

Contrairement aux COP sur le climat, qui négocient des objectifs en matière d'émissions, cette COP sur l'océan porte sur la mise en œuvre d'un nouveau traité. Les principaux objectifs sont de créer des zones marines protégées dans les eaux internationales, de réglementer l'utilisation des ressources génétiques marines (par exemple, l'utilisation biotechnologique de la vie océanique), d'exiger des études d'impact environnemental pour des activités telles que l'exploitation minière en eaux profondes et de coordonner la gouvernance fragmentée des océans (pêche, transport maritime, etc.).

Cette COP de l'océan pourrait être plus efficace que les COP habituelles, car son champ d'action est plus ciblé, ses outils plus concrets et ses décisions plus opérationnelles. Le traité sur la haute mer étant juridiquement contraignant, les décisions de la COP activeront ses mécanismes.

Il s'agit d'une étape importante - le premier véritable système de gouvernance pour l'océan mondial - et il a un réel potentiel pour produire des résultats tangibles (comme les zones protégées). Mais son efficacité dépendra de la volonté politique, de la résistance de l'industrie et de la rapidité de sa mise en œuvre.

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