Stellantis va construire des véhicules électriques de nouvelle génération à Mulhouse, en France

La France a présenté sa stratégie nationale d'électrification. Dans le cadre de ce plan, le président Emmanuel Macron a annoncé que Stellantis investira plus d'un milliard d'euros dans la production d'une nouvelle génération de véhicules électriques dans son usine de Mulhouse à partir de 2029.

Cette semaine, le président Macron a accueilli des représentants de l'industrie et de la politique lors de la ‘Réunion de l'équipe de France de l'électrification’ au palais de l'Élysée. Dans un discours d'une trentaine de minutes, il a présenté la feuille de route de la France pour devenir une ‘grande puissance électrique’.’

L'un des principaux objectifs est de réduire la part des combustibles fossiles dans le bouquet énergétique du pays de 60% actuellement à 30% d'ici 2035. La France prévoit d'atteindre cet objectif en s'appuyant sur trois piliers : une plus grande efficacité énergétique, une capacité accrue en matière d'énergies renouvelables et la construction de nouvelles centrales nucléaires. L'un des principaux objectifs est de renforcer la production nationale d'électricité et de réduire la dépendance à l'égard des perturbations géopolitiques.

La mobilité électrique est appelée à jouer un rôle central du côté de la demande. “L'électrification de nos usages est au cœur du plan”, a déclaré M. Macron. Outre la transformation du système énergétique, la stratégie se concentre également sur la réindustrialisation. La France est l'un des pays les plus ambitieux d'Europe en ce qui concerne la mise en place de chaînes d'approvisionnement nationales pour les batteries et les véhicules électriques.

1 milliard d'euros

Lors du sommet, M. Macron a également annoncé que Stellantis prévoyait d'investir plus d'un milliard d'euros dans la production d'une nouvelle génération de véhicules électriques dans son usine de Mulhouse à partir de 2029. Il a décrit le projet comme un “investissement supplémentaire”, sans donner plus de détails.

Stellantis n'a pas encore confirmé l'annonce, comme le rapporte le journal Le Monde. La société a déclaré qu'elle “travaille actuellement sur l'avenir de nos usines” - y compris le site de Mulhouse - et qu'elle communiquera de plus amples détails “une fois que des annonces officielles auront été faites”.

Toutefois, le groupe multimarque a récemment annoncé son intention de produire de nouveaux petits véhicules électriques à partir de 2028, mais ceux-ci seront fabriqués en Italie. Mais cela ne veut rien dire. Le plan stratégique récemment présenté par Stellantis, FaSTLAne 2030, comprend plus de 60 nouveaux lancements et 50 mises à jour importantes de modèles pour toutes les marques et tous les groupes motopropulseurs d'ici à 2030, dont 29 modèles électriques à batterie.

Plate-forme pour les véhicules électriques de nouvelle génération

L'annonce que Mulhouse va également devenir un centre de production d'une nouvelle génération de véhicules électriques est une nouveauté. L'usine, ouverte en 1962, produit actuellement le DS 7 Crossback et les modèles Peugeot 508, 308 et 408 dans diverses variantes de motorisation, y compris des versions entièrement électriques. On ne sait pas encore comment la production des nouveaux véhicules électriques sera intégrée dans l'usine. Toutefois, les investissements potentiels représentent une impulsion significative pour les quelque 4 000 employés de l'usine.

La production actuelle de l'usine de Mulhouse s'élève à environ 135 000 véhicules par an et “n'a jamais retrouvé le niveau de 200 000 véhicules par an d'avant COVID”, a déclaré Laurent Gautherat, représentant syndical du site, au journal français L'Alsace en avril. La chaîne de montage de l'usine fonctionne actuellement à moitié de sa capacité. L'année dernière, Stellantis a également dû arrêter la production pendant plusieurs jours en raison de la baisse des ventes.

La mobilité/les transports électriques sont essentiels

Dans son discours, le président français a appelé à accélérer l'électrification des transports, en particulier à la lumière de l'objectif national d'éliminer progressivement l'utilisation du pétrole, du gaz et du charbon d'ici à 2050. M. Macron a fréquemment utilisé les mots ‘mobilisation’ et ‘accélération’ dans son discours. Il a affirmé que l'électrification est un moyen de réindustrialisation, et non de désindustrialisation, comme le prétendent certains critiques.

La France redouble en effet d'efforts en matière de mobilité électrique. Fin avril, le gouvernement a présenté un plan d'action pour la mobilité électrique. Le plan directeur de l'Union européenne prévoit que deux voitures neuves sur trois seront électriques d'ici 2030. Les constructeurs français devraient produire 400 000 véhicules électriques d'ici 2027 et un million d'unités d'ici 2030. En parallèle, environ 30 000 points de recharge rapide pour les déplacements de moyenne et longue distance devraient être installés d'ici 2035, dont 8 000 pour les camions.

“Nous faisons des efforts considérables pour aligner l'offre et la demande. Cela s'applique également au niveau européen avec une politique cohérente”, a déclaré M. Macron. Il a explicitement déclaré que le soutien aux offres non européennes ne correspondait pas aux objectifs de la France. En ce qui concerne la France, il a mentionné la troisième vague à venir d'incitations à la location sociale et de subventions pour les véhicules commerciaux.

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