Les lumières pourraient s'éteindre aux Pays-Bas face à la pénurie d'électricité qui se profile d'ici 2030

L'électricité Une pénurie se profile aux Pays-Bas. D'ici 2030, le pays ne sera plus en mesure de répondre à l'intégralité de la demande en électricité.

L'opérateur du réseau haute tension TenneT a tiré la sonnette d'alarme mercredi dans son rapport « Security of Supply Monitor 2026 », un rapport consultatif annuel destiné au ministère des Affaires économiques.

TenneT estime que les coupures de courant dureront en moyenne environ 4 heures par an au maximum, un chiffre qui pourrait passer à 37-46 heures d'ici 2035.

Une pénurie d'électricité temporaire ne signifie pas nécessairement que tout le pays est privé d'électricité. Cependant, iEn cas de telle pénurie d'électricité, certaines régions du pays pourraient se retrouver sans électricité, par exemple.

Les problèmes potentiels surviendront principalement le matin et le soir en hiver, car c'est généralement à ces moments-là que les ménages et les entreprises consomment le plus d'électricité.

Une demande en hausse

La principale raison de ces pénuries réside dans le fait que la demande en électricité ne cesse d'augmenter, notamment en raison de l'essor des voitures électriques. Parallèlement, les capacités de production sont limitées.

Et bien que l'énergie solaire, l'éolien, les batteries et la gestion de la demande soient en plein essor, TenneT affirme qu'ils ne suffisent pas à compenser entièrement les périodes prolongées de pénurie.

Si la demande en électricité venait à augmenter très rapidement, une pénurie pourrait survenir dès 2028. Si la demande diminue, aucun problème ne se posera avant 2035.

Le temps de l'action

L'opérateur néerlandais du réseau haute tension TenneT appelle le gouvernement à agir rapidement. Selon lui, les Pays-Bas doivent commencer à constituer des réserves stratégiques, mettre en place un mécanisme de capacité (visant à indemniser les entreprises qui maintiennent des capacités disponibles, comme en Belgique) et accorder davantage d'importance à la gestion de la demande.

TenneT estime également que les Pays-Bas devraient s'efforcer activement de s'aligner sur leurs pays voisins, à savoir la Belgique, l'Allemagne et le Danemark, afin de constituer ensemble des réserves.

La ministre du Climat et de la Croissance verte, Stientje van Veldhoven (D66), a en tout cas déjà indiqué qu'elle prenait la situation “ très au sérieux ”.

Et la Belgique ?

Si l'on compare la situation aux Pays-Bas avec celle de la Belgique, on constate que le pays suit la même tendance structurelle (électrofiation accrue, recours accru aux énergies renouvelables, besoin de capacités contrôlables et flexibles).

La Belgique dispose toutefois déjà d'un mécanisme de rémunération de la capacité (CRM), qui rémunère la mise à disposition de capacité en cas de pénurie.

La Belgique a mis en place le CRM en 2021. En d'autres termes, le “ mécanisme d'assurance ” en Belgique est déjà opérationnel, avec des enchères et des volumes clairement définis pour chaque année de livraison.

Cependant, la Belgique n'est pas un havre de sécurité : son approvisionnement repose également sur les importations, la disponibilité des centrales nucléaires françaises, les centrales au gaz, les batteries et la gestion de la demande.

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