La Flandre va investir 1 milliard d'euros dans des projets de capture et de stockage du CO2

Le gouvernement flamand s'apprête à investir 1,2 milliard d'euros dans des entreprises qui souhaitent capter leurs émissions de CO₂ plutôt que de les rejeter dans l'atmosphère. Le ministre-président Matthias Diependaele a annoncé ce projet d'investissement.

En février, le gouvernement a annoncé un investissement de 2 milliards d'euros dans l'industrie flamande. Ces fonds sont destinés à soutenir les entreprises en difficulté et à les préparer pour l'avenir.

Un milliard sera consacré à des projets de capture et de stockage du carbone (CSC), en mettant l'accent sur les industries à forte intensité énergétique relevant du système européen d'échange de quotas d'émission (SEQE), où les émissions de CO₂ sont difficiles à éviter. Le CSC est un projet complexe qui ne peut aboutir sans subventions ; tous les projets existants en Europe nécessitent le soutien des pouvoirs publics.

Kairos

Par ailleurs, 800 millions d'euros sont alloués à la décarbonisation sans préférence technologique, notamment à des investissements dans l'électrification et l'innovation en matière de procédés. Enfin, 200 millions d'euros sont alloués au projet Kairos@C, auquel participent l'entreprise chimique BASF et le distributeur de gaz Air Liquide au port d'Anvers. 

Le projet tire son nom de Kairos (en grec ancien : Καιρός), une figure de la mythologie grecque qui incarne le moment opportun, l'occasion propice et le moment idéal.

L'objectif est de capter, de liquéfier, de transporter et de stocker jusqu'à 14 millions de tonnes de CO₂ dans un gisement de gaz désaffecté de la mer du Nord sur une période de 10 ans. Ce projet bénéficie d'un soutien du Fonds européen pour l'innovation – d'un montant de plus de 350 millions d'euros – et la Flandre est prête à y apporter une contribution supplémentaire de plus de 260 millions d'euros. Le projet Kairos@C est considéré comme essentiel pour la capture des émissions de CO₂ en Flandre.

‘ Le plus haut niveau de soutien ’

Le ministre de l'Énergie et du Climat, Hans Bonte, estime que ce soutien donne aux entreprises la confiance nécessaire pour investir massivement dans l'électrification et la décarbonisation.

“ En partageant les risques et en conditionnant les aides à une réduction effective des émissions de CO₂, nous accélérons la transition climatique et consolidons la présence d'industries stratégiques et d'emplois en Flandre. ”

“ Il s’agit du soutien le plus important que nous ayons jamais accordé à l’industrie flamande ”, déclare le ministre-président Diependaele. “ Nous offrons à la fois à nos entreprises à forte consommation d’énergie et aux entreprises de l’ensemble du secteur industriel la clarté et la sécurité nécessaires pour investir ici, en Flandre, dans l’industrie de demain. ”

Le ministre-président Matthias Diependaele (N-VA) espère que son soutien incitera les entreprises à investir, ce qui lui donnerait l'assurance que les industries chimique, sidérurgique et cimentière ne quitteront pas la Flandre de sitôt.

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