La pollution liée aux transports recule de 7% en Flandre, mais les progrès en matière de climat restent à la traîne

Selon Selon les chiffres publiés mercredi par Statistiques Flandre, l'impact environnemental des transports en Flandre aurait diminué de 7% entre 2013 et 2024. Cette baisse est principalement due à la diminution de la pollution atmosphérique.

L'indice MITRANS est calculé afin d'évaluer l'impact global des transports et des infrastructures de transport sur les personnes, l'environnement et la nature. Cet indice prend en compte cinq effets principaux : les nuisances, la biodiversité et les habitats, la pollution atmosphérique, le changement climatique et l'utilisation des matières premières. Chacun des cinq aspects a le même poids (20%). L'indice prend en compte tous les modes de transport et toutes les infrastructures, à l'exception de la marche et du vélo.

Cinq effets principaux

L'impact environnemental a connu des fluctuations considérables ces dernières années : il a augmenté (+4,51 TP3T) entre 2013 et 2019, mais a fortement chuté (-8,61 TP3T) pendant la crise du coronavirus, en raison de la crise et les mesures associées, telles que le confinement et le télétravail obligatoire. Avec l'assouplissement des mesures liées au coronavirus et la reprise économique en 2021, on a de nouveau observé une légère augmentation de la pollution atmosphérique (+4%) et du changement climatique (+7%).

Entre 2013 et 2019, l'impact de quatre des cinq principaux effets s'est accru. Les nuisances et l'utilisation de matériaux, en particulier, ont augmenté respectivement de 24% et 22%. La biodiversité et l'habitat sont restés pratiquement inchangés tout au long de la période (-1,41 TP3T). Seule la pollution atmosphérique a connu une baisse constante entre 2013 et 2024 (-27%).

Sur la période allant de 2013 à 2024, tous les effets principaux – à l'exception de la pollution atmosphérique – présentent de légères fluctuations d'une année à l'autre. La pollution atmosphérique, en revanche, a connu une baisse soutenue depuis 2013, avec une réduction de 49%.

Bénéfice pour la santé publique

Cela s'explique notamment par le passage progressif des voitures diesel polluantes aux moteurs à essence moins polluants, ainsi que par la popularité croissante de la conduite électrique. Toutefois, cet effet reste pour l'instant limité en raison du nombre encore relativement faible part des véhicules électriques dans le parc automobile total.

La réduction de la pollution atmosphérique constitue un progrès significatif en matière de santé publique. Il ne faut toutefois pas y voir une amélioration correspondante dans tous les aspects environnementaux liés aux transports.

La conclusion fondamentale est donc mitigée : les véhicules et les carburants sont devenus nettement plus propres en ce qui concerne les polluants atmosphériques classiques, mais la Flandre n’a pas encore enregistré d’amélioration aussi constante en matière d’émissions de gaz à effet de serre liées aux transports, d’utilisation des ressources ou de bruit.

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