La SNCF a enregistré un bénéfice net de 1,18 milliard d'euros au premier semestre 2026, contre 950 millions d'euros à la même période l'année dernière. Son chiffre d'affaires s'est élevé à 21,94 milliards d'euros, contre 21,52 milliards un an plus tôt.
Le PDG Jean Castex a qualifié ces résultats de “ satisfaisants ” dans un contexte climatique et macroéconomique qu’il a jugé “ particulièrement difficile ”. Grâce à ces bénéfices, la société ferroviaire peut réduire son endettement et investir dans la modernisation d’un réseau ferroviaire vieillissant.
Augmentation significative du nombre de passagers
Avec un bénéfice net de 1,18 milliard d'euros, l'entreprise a franchi la barre du milliard d'euros pour la première fois depuis plus de six ans.
La SNCF a principalement bénéficié d'une forte augmentation du nombre de voyageurs au sein de sa principale filiale, SNCF Voyageurs, ainsi que d'une hausse de 1% du nombre de trains circulant sur le réseau ferroviaire. Cela s'est traduit par une hausse des recettes issues des redevances d'accès à l'infrastructure pour sa deuxième filiale, SNCF Réseau, qui gère l'infrastructure pour l'ensemble des opérateurs ferroviaires.
Impact des conditions météorologiques
Au cours du premier semestre, le TGV a également enregistré un nombre record de voyageurs : 83,4 millions, soit une hausse de 2,8%. Les trains de la région parisienne (Transition) ont vu leur nombre de voyageurs augmenter de 4,1% et les trains régionaux hors Île-de-France (TER) de 2,3%.
Les trains interurbains, y compris les trains de nuit, ont en revanche enregistré une baisse de 3,8%.
Ces chiffres sont assurément remarquables compte tenu de l'impact du climat et des conditions météorologiques. Par exemple, le réseau ferroviaire a été mis à rude épreuve par les tempêtes hivernales de janvier et février, et les vagues de chaleur précoces de mai et juin ont entraîné l'annulation de trains Intercity trop anciens pour résister aux températures élevées.
Selon la SNCF, les conditions météorologiques en France et en Espagne ont entraîné une perte de recettes supérieure à 100 millions d'euros.
Infrastructures vieillissantes
Grâce à une hausse de ses bénéfices, la SNCF a réduit sa dette de près de 690 millions d'euros au cours des six derniers mois, améliorant ainsi sa capacité de remboursement. La SNCF a également mis à profit ces bons résultats pour financer un vaste programme d'investissements visant à moderniser ses infrastructures vieillissantes et à acquérir du nouveau matériel roulant : 4,9 milliards d'euros au cours du semestre.
À partir de 2028, le réseau ferroviaire français aurait besoin de 4,9 milliards supplémentaires par an pour son entretien et sa modernisation, contre 3 milliards auparavant. La SNCF propose d'apporter 500 millions d'euros sur ses fonds propres pour compléter les 3 milliards d'euros.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement français, mais celui-ci n'a pas encore indiqué comment il comptait financer le manque à gagner d'un milliard entre 2028 et 2032.


