Selon les calculs du Belgian Mobility Dashboard (BMD), le coût économique des embouteillages en 2024 atteindra 5,3 milliards d'euros, soit 5% de plus que l'année précédente.
En 2024, cette perte de temps par automobiliste s'élève en moyenne à 6 minutes et 35 secondes par jour, soit plus de 40 heures sur l'année, en hausse de 1% par rapport à 2023. Ce montant de 5,3 milliards d'euros équivaut à environ 1,11% de produit intérieur brut (PIB). Il s'agit d'argent perdu en temps perdu, en consommation supplémentaire de carburant et en émissions supplémentaires de gaz d'échappement des véhicules.
À titre de comparaison, les réseaux de transport inefficaces dans les zones urbaines coûtent aux économies des États membres environ 110 milliards d'euros chaque année dans l'UE (chiffres de 2019).
Le mois d'octobre continue de se distinguer
Les voitures particulières ont représenté 41% du coût total, et le transport de marchandises 59%. Octobre reste le mois le plus cher, avec 549 millions d'euros dépensés pour les coûts de congestion. Viennent ensuite novembre, avec 518 millions d'euros, et septembre, avec 502 millions d'euros.
Le mois de janvier a connu les pics de congestion les plus élevés en kilomètres, avec une longueur maximale moyenne de 1 544 kilomètres par jour, suivi par novembre (1 497) et octobre (1 453). Le jour le plus encombré a été le mercredi 17 janvier, lorsque les chutes de neige ont entraîné un pic de 8 280 kilomètres d'encombrement sur l'ensemble des routes belges.
Le BMD, une initiative de la fédération automobile Febiac et de la Fédération des entreprises belges (FEB), utilise un flux constant de données agrégées provenant d'un fournisseur GPS pour calculer et cartographier les embouteillages sur toutes les routes de Belgique. Cela inclut les embouteillages réels et les points de circulation où la fluidité est nettement moins bonne que prévu.
De nombreux embouteillages à Bruxelles, selon TomTom
Le classement par l'entreprise de GPS TomTom montre que Bruxelles est la ville européenne la plus sujette aux embouteillages, après Londres, Dublin, Milan et Bucarest. Au niveau mondial, Bruxelles se classe au dixième rang. Selon TomTom, un automobiliste met 27 minutes pour parcourir dix kilomètres en voiture.
TomTom fonde son classement mondial des villes les plus encombrées sur les données de l'indice de circulation provenant de 600 millions d'appareils de navigation et/ou d'automobilistes de 387 villes dans 55 pays. À titre de comparaison, selon l INRIX 2024 Global Traffic Scorecard (carte de pointage du trafic mondial), Bruxelles se classe au 4e rang européen et au 18e rang mondial.
Bruxelles Mobilité : ‘Les embouteillages sont restés stables’.’
Le Service de la Mobilité de Bruxelles déclare que “l'on compare des pommes et des oranges”. Selon lui, la vitesse de déplacement est principalement due à la limitation de vitesse à 30 km/heure en vigueur dans la région métropolitaine de Bruxelles. “Les personnes qui respectent les limitations de vitesse ont besoin d'au moins 20 minutes pour parcourir dix kilomètres. Cela ne comprend pas le temps nécessaire pour attendre aux feux de circulation ou pour permettre aux piétons de traverser.”

Selon Bruxelles Mobilité, la congestion à Bruxelles est restée stable ces dernières années, à l'exception des variations saisonnières. Trente mille voitures de moins entrent à Bruxelles chaque semaine à l'heure de pointe du matin par rapport à la période précédant Covid-19. Cependant, l'heure de pointe du soir reste “un défi”, principalement en raison des “déplacements non liés au travail, tels que les loisirs et le shopping”.”
Bruxelles Mobilité indique qu'il est beaucoup plus intéressant de déterminer le nombre et l'ampleur des embouteillages à Bruxelles en utilisant son propre indicateur, qui compare le temps de trajet aux heures de pointe avec les temps de trajet les plus rapides 10% mesurés en dehors des heures de pointe. Cet indicateur de congestion montre que les jours de semaine en 2024, les retards sont en moyenne d'une minute à l'heure de pointe du matin et de 2,7 minutes à l'heure de pointe du soir.
Le tourisme n'est pas d'accord
Le service belge d'assistance routière Touring a réagi avec surprise aux déclarations de Bruxelles Mobilité. “Bruxelles Mobilité se cache derrière la zone 30, alors qu'un régime de vitesse plus élevée est toujours d'application sur les principaux axes de liaison, a déclaré Touring. Il s'agit donc d'une déclaration trompeuse”. Selon Touring, Bruxelles Mobilité ignore également le fait que la circulation à Bruxelles n'est pas fluide, même en dehors des heures de pointe.
L'organisation conclut que Bruxelles ne parvient pas à réduire les embouteillages malgré l'augmentation du nombre de déplacements à pied ou à vélo. “Au contraire, les choses s'aggravent. Selon données du BMD, En 2024, la moyenne journalière du temps perdu par personne active à Bruxelles-Capitale était de 7 minutes et 40 secondes par personne, soit 2% de moins qu'en 2023.




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