Le constructeur automobile allemand de luxe Mercedes-Benz a enregistré une légère baisse de ses ventes mondiales et une forte baisse de la demande de véhicules électriques en 2024. Cette baisse est principalement attribuée à une demande plus faible dans des régions clés comme la Chine, le plus grand marché du constructeur automobile, et à une chute brutale des ventes de véhicules électriques à batterie en Europe. Pour 2025, le constructeur automobile ne prévoit guère d'amélioration.
Mercedes a vu ses ventes mondiales de voitures particulières chuter de 3% en 2024, avec 1 983 400 véhicules vendus, en baisse par rapport à 2023. La Chine, qui représente une part importante des ventes de Mercedes-Benz, a enregistré une baisse de 7% en 2024, reflétant le ralentissement général du plus grand marché automobile du monde.
En Europe, les ventes ont chuté de 3%, l'Allemagne, marché d'origine du constructeur, subissant une baisse plus prononcée de 9%. Dans le même temps, les États-Unis ont connu une rare embellie, avec des ventes en hausse de 8% pour atteindre 324 500 unités, ce qui témoigne de la force continue de la marque en Amérique du Nord.
Faibles ventes de véhicules utilitaires légers et de véhicules utilitaires légers
Les ventes combinées de voitures et de camionnettes ont baissé de 4%, totalisant 2 389 000 unités pour l'année. Les ventes de fourgonnettes ont été particulièrement faibles, chutant de 9% au niveau mondial pour atteindre 405 000 unités, dont une forte baisse de 34% aux États-Unis. Un autre point noir pour Mercedes est la vente de voitures électriques, qui a chuté de 23% pour atteindre 185 100 véhicules.
Cette baisse est particulièrement préoccupante en Europe, compte tenu des objectifs de plus en plus stricts de la région en matière d'émissions de CO2. Le commissaire européen chargé du climat, Wopke Hoekstra, a réaffirmé les objectifs de 2025 en matière d'émissions de CO2 imposés aux équipementiers automobiles, ne cédant pas aux pressions croissantes qui s'exercent pour que le secteur se relâche un peu.
Cependant, Mercedes a un plan B pour faire face aux éventuelles pénalités. Pour répondre aux exigences réglementaires, elle a déposé une demande de mise en commun de ses crédits d'émission avec Volvo et sa filiale Polestar, spécialisée dans les véhicules électriques, qui disposent d'un excédent de crédits à échanger.
Problèmes de logiciels ?
Le déclin des ventes de BEV survient malgré l'investissement de l'entreprise dans des modèles tels que l'EQE et l'EQS liftée, qui ont eu du mal à s'imposer sur les marchés clés. Le PDG Ola Källenius a reconnu le défi, plaçant ses espoirs dans les modèles à venir comme la CLA tout électrique, qui promet une autonomie de 750 kilomètres et des temps de charge plus rapides.
Cependant, la CLA pourrait connaître sa propre série de problèmes. S'appuyant sur le premier système logiciel propre au constructeur, le média chinois 36kr a fait état d'un retard dans le lancement de la version à empattement long construite localement. Un porte-parole du siège de Mercedes, au courant de ces informations, a démenti ce report auprès de Newmobility.news au salon de l'automobile de Bruxelles.
Haut-end models untreprendre
Les ventes des modèles haut de gamme de Mercedes, notamment AMG, Maybach, Classe G, Classe S et EQS, ont chuté de 14% (mais ont enregistré une hausse de 34% en glissement trimestriel à la fin de l'année). Cette baisse, due à une demande chinoise plus faible, menace la stratégie du constructeur qui consiste à monter en gamme pour vendre davantage de véhicules de luxe à forte marge.
Les modèles de base, tels que la Classe E et la Classe C, ont vu leurs ventes augmenter de 6%, tandis que les modèles d'entrée de gamme, tels que la Classe A et la Classe B, ont reculé de 14%. Ce dernier point reflète la stratégie actuelle de Mercedes visant à rationaliser sa gamme en réduisant le nombre d'offres à bas prix.
Selon Reuters, Mercedes ajustera ses objectifs de rentabilité à moyen terme en raison d'un redressement prévu en 2025. Un programme de réduction des coûts est également en cours, qui a débuté en octobre de l'année dernière en raison des résultats “inacceptables” du troisième trimestre. Le constructeur automobile a vu ses marges se réduire d'environ 15% à moins de 5% l'année dernière.



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