Les ventes de véhicules hybrides rechargeables devraient peu évoluer en 2025

Les hybrides rechargeables ont connu un léger déclin en Europe l'année dernière (-4%), et malgré le renouvellement des stratégies gouvernementales et les objectifs contraignants en matière de CO2, leur popularité ne devrait pas beaucoup augmenter.

Des règles plus strictes en matière d'émissions empêcheront les constructeurs automobiles de lancer de nouveaux modèles. Ainsi, alors que le gouvernement belge donne un peu de mou à ces moteurs fossiles bouchés, rien de fondamental n'est sur le point de changer.

Dans le cadre de l'accord politique fédéral conclu sous l'égide de l'Arizona Coalition, la déductibilité des PHEV reste fixée à 75% jusqu'en 2027. Comme pour les voitures à batterie, le pourcentage tombe à 65% et 57,5% les années suivantes.

Le gouvernement a pris cette décision parce qu'il considère que les BEV sont trop chers ou trop encombrants dans certaines situations, par exemple pour les citadins qui ont du mal à trouver une infrastructure de recharge.

Pour les petites entreprises ?

La décision révisée ne devrait pas avoir d'impact substantiel, car le navire a déjà navigué tant au niveau local qu'au niveau européen. En Belgique, le changement ne pourrait profiter qu'aux petites entreprises, car les grandes ont déjà mis en œuvre des politiques automobiles qu'elles ne sont pas désireuses de réécrire à nouveau.

De plus, les multinationales doivent se conformer à la directive européenne sur les rapports de durabilité des entreprises. Ces audits sur les émissions de CO2 les obligent (ainsi que leurs sous-traitants, qui n'ont pas encore nécessairement besoin de faire des rapports) à utiliser des véhicules électriques.

Ces petites entreprises bénéficieront-elles d'hybrides rechargeables moins chers ? Pas vraiment. Les constructeurs automobiles équipent de plus en plus leurs véhicules hybrides rechargeables de batteries de plus grande capacité, qui leur permettent souvent d'atteindre une autonomie de 100 kilomètres sans émission.

Cela a un effet de levier immédiat sur le coût initial. Si l'on ajoute le moteur à combustion, ces modèles sont désormais, par principe, plus chers que leurs homologues à batterie. Une Golf eHybrid de 204 ch est proposée à partir de 45 500 euros, tandis que la ID.3 de 204 ch coûte 39 900 euros en Belgique.

Trois fois plus élevé

L'accès à l'infrastructure de recharge ne peut pas être considéré comme un véritable avantage, car les véhicules électriques rechargeables (PHEV) et les véhicules électriques à moteur (BEV) en dépendent. Le cœur de la discussion sur les VEHR est la pratique de leurs propriétaires qui négligent de les brancher.

Ils consomment plus d'énergie et émettent plus de CO2 parce qu'ils transportent le poids excédentaire d'une batterie vide. Il ne s'agit pas d'une hypothèse. L'Union européenne recueille des données à partir de scénarios de conduite réels grâce au ‘compteur de consommation de carburant embarqué’.

L'analyse selon laquelle les véhicules hybrides rechargeables émettent trois fois plus de CO2 que les véhicules homologués a incité l'Union européenne à réviser les tests d'émissions. Depuis le début de l'année, les VEHR doivent respecter le nouveau ‘facteur d'utilité’ dans le cadre de la norme WLTP. Cette méthode utilise une courbe de facteur d'utilité prédéfinie basée sur des statistiques de longueur de trajet.

Les mathématiques révisées ont un impact considérable sur les résultats en matière d'émissions de CO2. Pour la Golf eHybrid, les émissions moyennes de CO2 passent de 6 g/km à 25 g/km. Pour satisfaire aux nouvelles normes (qui ne s'appliquent pas aux voitures homologuées les années précédentes, mais dont le facteur d'utilisation devient de plus en plus strict au cours des prochaines années), les constructeurs automobiles installeront des batteries plus grandes ou abandonneront la technologie en faveur de l'alimentation par batterie.

En outre, la nouvelle procédure d'essai rend les véhicules hybrides rechargeables moins intéressants pour atteindre les émissions moyennes du parc automobile d'environ 94 g/km auxquelles les marques automobiles devront faire face d'ici la fin de l'année.

Modèles haut de gamme

Des batteries plus grosses augmenteront encore le prix pour le client, à moins que la fabrication de batteries moins chères ne les compense. Dans ce dernier cas, cela n'a pas d'incidence sur l'écart de prix avec les BEV, qui bénéficient également de cellules de batterie moins chères.

Compte tenu des obstacles auxquels se heurtent les véhicules hybrides rechargeables, leur part de marché devrait rester stable ou n'augmenter que légèrement. Cela s'explique également par le fait que les constructeurs automobiles réservent cette technologie aux véhicules haut de gamme. Stellantis et Renault, par exemple, ont complètement retiré cette technologie de leurs gammes compactes.

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