Selon un rapport publié dans le journal De Tijd, Le nombre de points de recharge publics pour VE en Flandre a presque doublé en 2024, dépassant largement les objectifs du gouvernement.
Cela renforce la position de la Belgique en tant que précurseur dans l'adoption de la mobilité électrique, puisque les nouvelles immatriculations de VE ont atteint l'année dernière le taux le plus élevé de tous les États membres de l'Union européenne (+36,9%).
De Tijd a consulté les chiffres du ministère flamand de la Mobilité et des Travaux publics. Le nombre total de chargeurs accessibles au public est passé de 32 620 à la fin de 2023 à 59 239 à la fin de l'année dernière, ce qui représente une augmentation impressionnante de 81%, soit une moyenne de 73 nouveaux points de charge par jour.
Nécessité d'une recharge accessible
Cette expansion rapide est nécessaire pour suivre le rythme du nombre croissant de véhicules électriques sur les routes flamandes. Le nombre de VE est passé de 30 000 en 2021 à 194 000 en 2024, ce qui rend le besoin d'une recharge accessible plus pressant que jamais.
Le succès de la mise en œuvre de l'infrastructure est dû à la stratégie des points de charge semi-publics. L'une des conditions de la déductibilité 150% (jusqu'à la mi-2024) de l'investissement est que les entreprises doivent permettre à des tiers d'accéder à leurs points de recharge.
Cela se voit dans les statistiques. Sur les 59 239 points de charge, 41 500 unités sont semi-publiques. Malgré leur statut public, elles ne sont pas nécessairement disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les chargeurs entièrement publics, disponibles à tout moment, sont passés à 17 650 unités.
Prêt à répondre à la demande
L'augmentation de l'infrastructure de recharge semi-publique est en grande partie attribuée aux subventions introduites par l'ancienne ministre de la mobilité Lydia Peeters (Open Vld). Toutefois, le nombre de chargeurs rapides construits dans le cadre d'investissements privés a explosé, passant à 3 227 unités, soit 1 500 de plus qu'il y a un an.
Le précédent gouvernement flamand avait fixé un objectif de 35 000 ‘équivalents de charge’ publics d'ici 2025, une mesure qui tient compte de l'accessibilité et de la vitesse de charge. Cette étape a déjà été dépassée à la mi-2024, et la Flandre peut désormais se targuer d'avoir multiplié par deux et demi l'objectif initial. Plus de deux tiers des villes et des municipalités disposent aujourd'hui d'un nombre de chargeurs bien supérieur aux estimations initiales pour répondre à la demande.
Vers des ‘places à douilles’
Si l'offre actuelle semble suffisante, les experts soulignent que le rythme des investissements doit se poursuivre. Cela reste incertain car le budget actuel est nettement inférieur à celui de la législature précédente.
L'organe dirigeant mise sur un scénario différent pour le déploiement de l'infrastructure. La nouvelle ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA), semble convaincue par la proposition de Bond Beter Leefmilieu et de la société de conseil The Drive de passer à des centres de recharge intelligents, qui date de novembre de l'année dernière.
Au lieu d'un paysage de recharge fragmenté, ces ‘places de recharge’ sont mieux organisées et contribuent à assurer la stabilité de la recharge tout en facilitant la construction d'équipements. De Ridder a signalé un changement d'orientation en faveur de ces centres de recharge à grande échelle.
Elle reconnaît que le modèle traditionnel "pôle par demande", selon lequel les particuliers demandent un chargeur dans leur quartier, se heurte à des limites en matière d'aménagement du territoire. Son administration est en train d'élaborer une feuille de route détaillée pour orienter les investissements futurs dans l'infrastructure de recharge.



Commentaires
Prêt à participer à la conversation ?
Vous devez être un abonné actif pour laisser un commentaire.
Abonnez-vous dès aujourd'hui