Selon l'étude Global Automotive Consumer Study 2025 de Deloitte, quatre tendances clés auront le plus d'impact sur le marché automobile belge au cours de l'année à venir. La plus importante est l'hésitation à passer aux voitures électriques.
L'étude a interrogé plus de 31 000 consommateurs dans 30 pays, dont 999 Belges, d'octobre à décembre 2024, afin d'explorer les opinions concernant une variété de questions critiques ayant un impact sur le secteur automobile, notamment l'intérêt des consommateurs pour les véhicules électriques, la perception des marques, l'adoption de la technologie connectée et la mobilité en tant que service (MaaS).
45% préfère encore l'ICE
45% des consommateurs privés belges préfèrent toujours les voitures à essence ou diesel, contre 41% lors de l'enquête précédente, il y a un an. Seuls 11% choisissent un BEV. L'intérêt pour les véhicules électriques est resté stable au cours des trois dernières années, malgré la disponibilité croissante des modèles BEV et le développement de l'infrastructure de recharge.
Le manque de BEV dans les parkings privés belges est principalement dû au prix, même si les économies de carburant sont intéressantes. L'autonomie et le temps de charge posent également problème, mais étant donné que la plupart des automobilistes ne font pas de longs trajets et sont prêts à attendre que le véhicule se charge, ils ne constituent pas une préoccupation majeure.

Il est remarquable que les préoccupations environnementales s'estompent et que les récentes modifications apportées aux zones à faibles émissions et aux incitations fiscales risquent d'entraver l'adoption des VE en favorisant l'indécision des consommateurs.
Il existe également un écart entre les hommes et les femmes en ce qui concerne l'adoption des VE. En dehors des ménages à faible revenu, les femmes sont généralement moins enclines à acheter des BEV. Elles sont freinées par un manque de connaissances sur la conduite électrique et par leur préférence pour l'achat de voitures d'occasion.
Retarder l'achat d'une voiture
Le marché des voitures particulières semble toujours en phase de reprise. Moins de 20% des consommateurs belges prévoient d'acheter leur prochain véhicule dans l'année, tandis que la moitié attendra entre un et cinq ans. La décision d'achat est basée sur le prix et la qualité du produit plutôt que sur la fidélité à la marque. L'argent liquide et les prêts restent la méthode de financement préférée.
“Compte tenu du contexte économique et de l'incertitude entourant les nouvelles technologies, le marché de l'occasion continue de gagner en popularité”, déclare Aled Walker, Automotive leader chez Deloitte Belgique. “Un client belge sur cinq qui conduit une voiture neuve envisage de passer à une voiture d'occasion comme prochain véhicule. Seuls 5% d'entre eux pensent à une voiture électrique dans ce cas.

La connectivité est essentielle
La moitié des Belges souhaitent que leur prochain véhicule puisse être connecté à leur smartphone, mais les constructeurs automobiles tentent d'introduire leurs propres écosystèmes de services connectés.
Les automobilistes sont prêts à payer pour des services connectés supplémentaires liés aux dispositifs de sécurité. La valeur de l'ajout de l'IA aux systèmes des véhicules est de plus en plus reconnue, bien que les préoccupations concernant la gestion des données et la protection de la vie privée persistent.

Solutions de mobilité
La possession d'une voiture reste essentielle, mais les jeunes consommateurs et les citadins privilégient une plus grande flexibilité. La combinaison d'un véhicule et d'alternatives de mobilité pourrait devenir plus populaire si le coût de l'utilisation d'un véhicule privé augmente (par les taxes, le péage routier,...) et si les solutions MaaS sont optimisées.
Plus de la moitié (52%) des personnes interrogées en Belgique ne sont pas encore prêtes à renoncer à la possession d'une voiture. Les jeunes consommateurs (18-34 ans) et les citadins sont plus intéressés par les solutions de mobilité alternative.




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