La Wallonie révise (à nouveau) sa réforme fiscale pour soutenir les familles et les véhicules électriques

Le gouvernement wallon a ratifié une adaptation de sa réforme de la taxe routière qui entrera en vigueur en juillet de cette année. Cette adaptation permettra d'alléger la charge pesant sur les ménages et de promouvoir la mobilité verte.

Mis en place par le gouvernement précédent, le nouveau régime fiscal vise principalement les voitures plus grandes et plus lourdes. Cette mesure nuit aux familles et aux acheteurs individuels qui investissent dans la mobilité électrique. Le nouveau gouvernement tente à présent de remédier à certaines de ces lacunes.

En première lecture, le gouvernement wallon a approuvé un projet de décret modifiant la taxe d'immatriculation des véhicules (TMC), initialement introduite par l'administration précédente. Cette révision vise à adapter la fiscalité aux réalités économiques et environnementales actuelles, tout en continuant à surtaxer les SUV polluants.

Réunion à mi-parcours ?

Le segment des monospaces ayant été éclipsé par les grands SUV, qui sont souvent le seul choix possible pour les familles nombreuses, l'une des mesures clés de cette réforme est l'élargissement des réductions fiscales pour les familles. Ces familles nombreuses bénéficieront désormais d'une réduction accrue de 250 euros sur la TMC, contre 100 euros auparavant. Cette réduction s'applique à tous les véhicules, qu'ils soient neufs ou d'occasion, quel que soit le type de moteur.

Dans l'exemple d'un Nissan X-Trail sept places équipé de la technologie mild hybrid, la taxe passe de 1 239 € à 1 778 €. Mais pour un père de famille bénéficiant de l'abattement, le prix tombe à 1 528 euros, soit à mi-chemin.

Les familles monoparentales bénéficieront également d'un meilleur soutien, avec une réduction sans précédent de 250 euros de la TMC. Cet avantage sera accordé aux personnes qui bénéficient de l'allocation familiale supplémentaire ‘monoparentale’ au moment de l'inscription.

Toutefois, cette mesure n'est pas cumulable avec la réduction considérable pour les familles et est limitée à un véhicule par ménage monoparental. Afin d'assurer la mise en œuvre automatique de cette mesure, son déploiement est prévu pour le 1er juillet 2026, ce qui laisse du temps pour l'interconnexion des systèmes entre les bases de données de la fiscalité et du quotient familial.

‘Coût de la vie plus élevé’

Le ministre wallon de la Mobilité et des Infrastructures, François Desquesnes, a salué cette réforme comme une étape nécessaire vers une fiscalité plus juste et adaptée aux défis d'aujourd'hui. “Cette réforme est un pas important vers un système fiscal plus juste et plus pertinent. Le gouvernement vise à mieux soutenir les familles monoparentales, dont le coût de la vie est proportionnellement plus élevé, et les familles nombreuses, qui ont besoin de véhicules plus grands et plus coûteux”, a-t-il ajouté.

Dans le cadre de sa stratégie pour une mobilité plus verte, le gouvernement wallon revient également sur la révision de la TMC pour la plupart des véhicules entièrement électriques et neutres en carbone. Ce changement implique une réduction du coefficient énergétique, un facteur clé dans le calcul de la taxe, qui diminue de 0,08 point.

Pour un véhicule de taille moyenne et polyvalent comme une Volkswagen ID.4, la taxe passera de 601 euros dans le cadre de la première réforme à 334 euros dans le cadre de la nouvelle réglementation. Mais il ne faut pas oublier qu'avec l'ancien mécanisme fiscal, une contribution d'à peine 61,50 euros était demandée, soit cinq fois moins.

La taxe annuelle de circulation reste inchangée

Les adaptations fiscales auront un impact budgétaire important sur le Trésor public. En 2026, la réduction considérable pour les familles entraînera une diminution des recettes fiscales de 7,5 millions d'euros, tandis que le soutien aux familles monoparentales se traduira par une réduction de 2,5 millions d'euros. L'allègement de la fiscalité sur les véhicules électriques entraînera une diminution de 4 millions d'euros.

Le nouveau gouvernement, entré en fonction l'été dernier, n'a pas touché à la taxe routière annuelle.

Commentaires

Prêt à participer à la conversation ?

Vous devez être un abonné actif pour laisser un commentaire.

Abonnez-vous dès aujourd'hui

Vous aimerez peut-être aussi

Créez un compte gratuit ou connectez-vous.

Accédez à la lecture de cet article, ainsi qu'à un nombre limité de contenus gratuits.

Oui, je souhaite recevoir les nouveaux contenus et les mises à jour.