Transavia va appliquer un supplément sur les billets déjà achetés en France

Transavia, la compagnie aérienne à bas prix d'Air France-KLM, imposera un supplément sur les billets achetés récemment pour des vols au départ de la France. Cette augmentation est due à la hausse des taxes sur le transport aérien dans ce pays.

Ce supplément passe de 2,63 euros à 7,4 euros pour les vols intérieurs ou européens et double pour les destinations non européennes. Fait remarquable, Air France elle-même n'imposera pas de supplément rétroactif.

800 000 passagers concernés

Transavia prélèvera le supplément sur les voyages programmés à partir du 3 mars. La compagnie aérienne a indiqué que les clients ayant déjà acheté un billet avant le 28 octobre et après le 7 décembre 2024, pour un voyage à partir du 3 mars, recevront bientôt un courriel pour régulariser leur paiement. Selon un porte-parole de la compagnie aérienne, près de 800 000 passagers devront payer le coût supplémentaire de l'ajustement tarifaire.

Pour toute réservation de vol effectuée depuis le 19 février, la nouvelle taxe est déjà directement incluse dans le prix du billet. Transavia prévient également ses voyageurs que l'enregistrement en ligne et les cartes d'embarquement ne pourront pas être obtenus si le paiement n'est pas effectué.

800 millions d'euros de recettes supplémentaires

Le nouveau gouvernement français de centre-droit du Premier ministre François Bayrou prévoit d'augmenter la taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA) pour les voyages en classe touriste au départ de la France à partir du 1er mars. Les classes de luxe et l'aviation d'affaires seront également mises à contribution.

La mesure est rétroactive car l'augmentation avait déjà été incluse dans le budget de fin octobre à début décembre. Néanmoins, après un conflit sur le budget, le gouvernement du Premier ministre Michel Barnier a été renversé par un vote de censure.

Le gouvernement français espère tirer plus de 800 millions d'euros de recettes fiscales supplémentaires de cette mesure contestée par l'ensemble du secteur. Il est toutefois à noter que, contrairement à sa filiale, Air France a décidé de ne pas appliquer une telle augmentation rétroactive, tout comme la low-cost britannique EasyJet.

La Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam), première organisation patronale du secteur en France, a toutefois souligné que les compagnies aériennes n'ont guère eu le temps de s'adapter à la nouvelle mesure. Selon l'organisation internationale des compagnies aériennes IATA, le délai recommandé est de trois à six mois.

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