La société de transport public flamande De Lijn a payé plus de 70 000 euros d'amendes l'année dernière pour des violations des zones à faibles émissions (LEZ), un multiple des 2 350 euros à partir de 2023. Au total, 384 amendes ont été infligées. Anvers et Gand, ainsi que Bruxelles, les trois seules LEZ actives en Belgique, sont les principales responsables.
À Anvers, les amendes sont passées de 9 en 2023 à 155 en 2024, et à Gand, de 2 à 228. À Bruxelles, De Lijn n'a reçu qu'une seule amende l'année dernière. Ensemble, ils représentent donc 70 375 euros d'amendes.
Les amendes que De Lijn a dû payer pour les bus diesel non autorisés dans la LEZ étaient en baisse. En 2019, elles s'élevaient encore à plus de 46 000 euros ; en 2022, à 5 900 euros ; et en 2023, à 2 350 euros, pour 13 amendes.
Pour cette année, De Lijn a prévu un montant de 11 000 euros pour les amendes LEZ. Reste à savoir si cela suffira.
Les bus Euro III seront remplacés tout au long de cette année. À partir de 2026, tous ces véhicules devraient normalement être remplacés et, par conséquent, il ne devrait plus y avoir d'amendes au titre de la LEZ.
Opposés
L'eurodéputée flamande Sarah T'Joens (Vlaams Belang) plaide néanmoins pour l'abolition immédiate de la LEZ. “Non seulement les familles et les navetteurs sont victimes de la politique antisociale de la LEZ, mais aussi les transports publics financés avec l'argent de nos impôts”, déclare-t-elle.
Le député vert Bogdan Vanden Berghe conclut quant à lui que “l'air sain n'est pas une priorité pour le gouvernement flamand”. “La ministre de la mobilité, Annick De Ridder (N-VA), devrait collaborer avec M. De Lijn pour veiller à ce que les bus polluants soient remplacés dès que possible plutôt que d'être légitimés par des amendes et des laissez-passer annuels”, déclare-t-il.
Forte concentration hier à Anvers
Une étude de la Caisse autonome d'assurance maladie montre que dans les villes dotées d'une LEZ, la diminution des concentrations de dioxyde d'azote (NO2) est plus importante et, dans une plus large mesure, dans les quartiers défavorisés.
Lorsqu'il est absorbé par le corps humain, ce gaz peut provoquer des lésions pulmonaires car il forme de l'acide nitrique avec l'eau. Ce gaz affecte également les globules rouges, ce qui réduit l'absorption d'oxygène.
Hier, la moyenne journalière pour Anvers a dépassé 75 microgrammes/m³, la concentration la plus élevée et la plus nocive. D'une manière générale, la qualité de l'air en Belgique reste bien en deçà des normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les oxydes d'azote réduisent également la diversité des plantes et les rendent plus sensibles au stress.




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