Le patron de Space X, Elon Musk, souhaite que Starship effectue son premier voyage vers Mars d'ici fin 2026, avec à son bord le robot humanoïde Tesla Optimus. Il a précisé que trois à cinq ans plus tard, il pourrait suivre des vols avec des humains.
“Le vaisseau partira pour Mars à la fin de l'année prochaine, avec Optimus à bord. Si les atterrissages se passent bien, alors les atterrissages humains pourraient commencer à partir de 2029, bien que 2031 semble plus probable”, a posté le milliardaire et ami proche du président Donald Trump sur son réseau social X.
Un homme avec un plan
Mars fascine Musk depuis qu'il a lu, à l'âge de 10 ans, le roman de science-fiction d'Isaac Asimov ‘Fondation’, paru en 1951. Plus encore, sa vision de l'établissement d'une nouvelle civilisation sur la planète rouge est à la base de la plupart des six entreprises qu'il dirige ou possède.
Tesla ? Sur le million de personnes qui, selon lui, vivront sur Mars dans une vingtaine d'années, un bon nombre roulera dans une version de son Cybertruck. X, la plateforme de médias sociaux qu'il a achetée ? Il l'aurait fait uniquement pour tester comment un gouvernement dirigé par les citoyens et régi par le consensus pourrait fonctionner sur Mars. The Boring Company, sa société privée de creusement de tunnels ? Elle aurait été créée en partie pour préparer l'équipement nécessaire pour creuser sous la surface de Mars.
Méga-fusée
La société de technologie spatiale SpaceX, basée au Texas, est le véhicule le plus pratique pour réaliser l'ambition de Musk de se rendre sur la Lune et sur Mars. La pièce maîtresse de SpaceX est la fusée Starship, la plus puissante et la plus grande au monde avec ses 123 mètres.
SpaceX doit d'abord prouver que la méga-fusée est fiable, sûre et capable de se ravitailler dans l'espace, ce qui est essentiel pour les missions multi-planétaires lointaines. Or, le 7 mars dernier, l'entreprise a essuyé un nouveau revers lors de son dernier vol d'essai.
En janvier, le deuxième étage du vaisseau a explosé. Le premier étage a néanmoins pu atterrir en toute sécurité sur Terre. La FAA, l'autorité de régulation de l'aviation, a depuis soumis la reprise des lancements à une enquête menée par SpaceX.

Grâce aux nombreuses subventions
La NASA attend également une version modifiée du vaisseau spatial pour son programme Artemis, qui vise à ramener des astronautes sur la Lune au cours de cette décennie. Selon une analyse récemment publiée par le Washington Post, les entreprises de Musk auraient reçu au moins 38 milliards de dollars de soutien gouvernemental.
La NASA a investi plus de 15 milliards de dollars dans SpaceX, et Tesla a perçu 11 milliards de dollars de subventions pour soutenir l'industrie des véhicules électriques.
Ironiquement, Musk lui-même est l'un des plus grands bénéficiaires de l'argent des contribuables, étant donné que Trump lui a confié une mission spéciale pour travailler avec le conseil consultatif DOGE (Department of Government Efficiency) afin de s'engager dans un effort massif de réduction des coûts pour rendre le gouvernement fédéral ’plus efficace et moins corrompu“, selon eux.



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